Après moins d’une semaine de campagne électorale, il semble y avoir un fossé entre les promesses de partis et les revendications des jeunes.
Peu nombreux à se rendre aux urnes en 2018, le Directeur général des élections a lancé une offensive pour cibler les jeunes électeurs pour les inciter à aller voter.
L’environnement, le logement abordable et les écoles accessibles, voire la mobilité de personnes handicapées figuraient parmi les enjeux sociaux les plus identifiés par de jeunes cégépiens rencontrés par le journaliste de TVA Nouvelles Andy St-André, vendredi.
Une étudiante a même fait savoir qu’une heure de travail lui permettait de payer son dîner.
«Lorsque l’on regarde les différentes populations au Québec, on s’aperçoit très rapidement que le clivage numéro un, c’est celui relié à l’âge, a affirmé le chroniqueur du Journal de Montréal, Phillippe Léger, au TVA Nouvelles de 18h de vendredi.
«(Les jeunes) c’est la seule population au Québec où la CAQ n’est pas première dans les intentions de vote. Quand on regarde le vote des 18-34 ans, c’est Québec solidaire qui est en avance avec 36% contre 26% pour la Coalition avenir Québec.»

À l’inverse, d’après les données présentées par le chroniqueur, la CAQ mène largement chez les 55 ans et plus, à 33%.
Cela ne signifie pas que les jeunes électeurs ne regarderont pas les autres partis, prévient Philippe Léger.
«S’il se soucie de l’environnement, il aura plus de chance de voter solidaire. Après, il y a tout ce qui est du symptôme de l’élection tenue pour acquise en 2022.
«Étant donné que les électeurs connaissent un peu le résultat de la feuille (...), il y a bien des électeurs qui se disent ‘je vais rester chez nous’ et le taux d’abstention va être élevé. Ça, ça avantage un parti et en désavantage un autre.».
Enfin, Philippe Léger croit que la performance globale de QS sera déterminante pour l’avenir du parti.
«Toute leur campagne électorale se joue sur ce taux de participation là. S’ils ne vont pas sortir le vote des jeunes près des campus universitaires à Sherbrooke, à Rouyn-Noranda et à Rimouski, c’est ça l’enjeu de Québec solidaire. S’ils ne font pas sortir le vote, on va probablement perdre deux ou trois pour cent de plus.»
Voyez le reportage d'Andy St-André et l'entrevue de Philippe Léger dans la vidéo, ci-dessus.