Volte-face en Alberta: trop peu trop tard?
TVA Nouvelles
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Face à la saturation des hôpitaux de la province, notamment aux soins intensifs, l’Alberta a fait marche arrière mercredi soir, mais le tort pourrait déjà être fait.
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«Ce qui est important pour nous, c’est qu’il y a des mesures qui ont été annoncées. Reste à savoir si ça va être assez en termes de magnitude et de vitesse, en termes d’avoir un effet sur la pandémie qui nous frappe très durement en Alberta», indique Dr Alain Tremblay, pneumologue au centre hospitalier Foothills.
Alors que les cas de COVID-19 occupent la quasi-totalité des lits aux soins intensifs, Dr Tremblay redoute qu’il faille envoyer des patients malades dans d’autres provinces dans les prochains jours.
Malgré tout, les professionnels de la santé de la province déplorent que les mesures arrivent trop tard.
- Écoutez l’entrevue de Dr. Quentin Durand-Moreau, professeur adjoint au département de médecine préventive de l’Université de l’Alberta:
«[La situation actuelle] était inimaginable pour certaines personnes, mais pour d’autres ça a été prédit depuis le 1er juin», s’indigne Dr Alain Tremblay.
La situation est d’autant plus désolante pour les médecins, les infirmières et les préposés aux bénéficiaires, entre autres, puisque ce sont eux qui doivent maintenant faire face aux conséquences.
«C’est très difficile. Ça ne nous dérange pas de travailler fort, mais à un moment donné... Jusqu’à hier soir, on n’avait aucun soutien. On n’avait aucune impression qu’il y avait une appréciation de la sévérité de la situation. Alors au moins il y a eu, hier soir, un changement d’attitude», se console-t-il.
En plus d’être appliquées «très tard», les mesures sont «assez faibles» et donnent «encore des exemptions aux gens qui n’ont pas été vaccinés à temps», estime Dr Tremblay.
«Si on regarde les détails [...] jusqu’au 8 novembre, les gens non protégés par deux doses de vaccin pourront aller au restaurant et faire toutes les choses comme tout le monde», dit-il au sujet du délai d’application et des exemptions liées au passeport vaccinal annoncé mercredi par le premier ministre Jason Kenney.