Voici pourquoi votre panier d’épicerie va coûter plus cher en 2025
Olivier Larose-Desnoyers
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Depuis plusieurs années, l’inflation frappe de plein fouet les Québécois à l’épicerie et, malheureusement, les familles québécoises n’auront pas de répit l’an prochain.
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En effet, selon le Rapport sur les prix alimentaires 2025 rendu public jeudi, une hausse jusqu’à 800$ sera constatée dans les épiceries. L’étude annuelle est une collaboration entre quatre universités canadiennes: Dalhousie, Guelph, Saskatchewan et UBC.
L’un des auteurs de l’étude, Sylvain Charlebois, explique les raisons qui pourraient faire monter le prix du panier.
Offre et demande
Tout d’abord, il faut noter que c’est dans le secteur des viandes et des légumes où la hausse sera la plus prononcée, précise le spécialiste de l’industrie agroalimentaire à l’Université Dalhousie.
Pour la viande, la rareté ferait en sorte que le prix soit plus élevé.
«Le cheptel bovin canadien est à peu près de la même dimension qu’en 1987», explique M. Charlebois à l’émission À vos affaires, jeudi. «On a 15 millions de personnes de plus, donc, forcément, on a besoin de plus de bœuf.»

Ainsi, le départ de plusieurs entreprises dans ce marché du bœuf fait en sorte que l’offre est moins présente, ce qui en fait augmenter le prix, vu que la demande est toujours présente.
Par ailleurs, le poulet pourrait être affecté par la grippe aviaire. Cela pourrait «nous rattraper sur les étagères d’épicerie dans les 12 prochains mois», mentionne l’expert.
Le porc vit également un cycle à la hausse, souligne-t-il.
Valeur du dollar canadien
Contrairement à la viande, les légumes sont des produits qui sont parfois importés et parfois cultivés en sol canadien.
Toutefois, la faiblesse du dollar canadien devrait persister jusqu’en 2025 pour l’importation des produits, estime le spécialiste.
Les taux d’intérêt, étant plus bas, amèneraient une devise moins intéressante.
«On va probablement devoir payer plus cher pour des produits d’importation», ajoute Sylvain Charlebois.

Changements climatiques
Il faut également constater que les changements climatiques pourraient être de la partie l’année prochaine, ce qui pourrait toucher nos industries locales quant à la production de légumes québécois.
«Les changements climatiques nous jouent de vilains tours. Cette année, on s’en est sorti pas si mal, mais c’est rare qu’on ait deux bonnes années de suite», affirme l’expert en industrie agroalimentaire.
Bonne note
Sur une note positive, les produits de la mer et les produits laitiers ne devraient pas connaître une hausse aussi importante l’an prochain.
Le chercheur souligne que certains épiciers pourraient même vendre le lait à perte.
«On va perdre de l’argent pour attirer une clientèle dans les magasins», explique-t-il.
Pour voir l’entrevue de Sylvain Charlebois, cliquez ci-haut.