Voici pourquoi le premier trio du Canadien ne fonctionne pas (et ce qu’il doit modifier)

Dany Dubé
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Le constat est clair, après les deux premiers matchs de la série entre le Canadien et le Lightning : le trio d’Anthony Cirelli a complètement muselé celui de Nick Suzuki à cinq contre cinq, et il y a des choses que les membres de ce trio devront modifier si le CH espère accéder au deuxième tour.
La bonne nouvelle, c’est que la série se transporte maintenant du côté de Montréal pour les matchs 3 et 4, ce qui signifie que ce sera Martin St-Louis qui aura l’avantage du dernier changement et qui pourra dicter les confrontations. Il pourra ainsi éloigner Suzuki de Cirelli. Si j’étais l’entraîneur du CH, je m’assurerais que ce soit l’unité de Jake Evans, qui a été la meilleure de l’équipe à cinq contre cinq lors des deux premiers matchs, qui affronte celle de Cirelli.
Je ne crois pas que le trio de Brayden Point serait un aussi gros problème pour le meilleur trio du CH.
Des présences trop longues de « Slaf »
Les insuccès du premier trio ne reposent pas que sur un facteur, ils sont multiples. L’un d’eux : la longueur des présences des trois joueurs de cette unité, particulièrement de Juraj Slafkovsky.
À partir de la deuxième période du match numéro 2, « Slaf » a passé en moyenne plus d’une minute sur la patinoire par présence. C’est beaucoup, beaucoup trop. Le pain et le beurre du gros numéro 20, c’est son implication physique, son jeu nord-sud qui force les défenseurs adverses à reculer et qui crée de l’espace pour ses coéquipiers.
La dimension physique de « Slaf » est impérative au succès de son trio et de longues présences sont contre-productives pour le genre de style qu’il doit pratiquer. Il frappe moins, il est moins sur la rondelle et est plus facile à contrer, même s’il est fort.
À titre comparatif, Anthony Cirelli a passé en moyenne 45 secondes par présence sur la patinoire dans le match no. 2, contre 52 pour Brandon Hagel et 53 pour Jake Guentzel.
Une zone neutre impénétrable
Il faut donner du crédit au Lightning : il est excellent en zone neutre, pour empêcher le Canadien de patiner et de prendre sa vitesse, notamment grâce à ses défenseurs qui défient sans cesse les attaquants adverses. Ce faisant, les longues options de passes sont très souvent couvertes. Le CH doit s’assurer d’offrir des options plus rapprochées à ses défenseurs.
Je reviens donc au premier trio, puisqu’il s’agit là d’un autre aspect problématique, particulièrement dans le jeu de Nick Suzuki. Face au jeu hermétique du Lightning, on sent le capitaine impatient à certains moments, l’entraînant à trop garder la rondelle, ce qui le pousse à forcer le jeu, créant des revirements et, vous me voyez venir, menant à des présences qui s’étirent.
Pour l’aider, Cole Caufield doit aussi se rapprocher et s’offrir en option plus près de ses coéquipiers. Il est souvent trop loin et, une fois qu’il reçoit la rondelle, il n’a plus aucune option autour de lui.
Que faire ?
La série est loin d’être terminée, et il sera très intéressant de voir comment et contre qui Martin St-Louis enverra son premier trio.
Pour le reste, j’aimerais revoir Oliver Kapanen avec Ivan Demidov sur le deuxième trio, qui, clairement, a besoin de produire davantage.
Ensuite, j’insérerais Joe Veleno à la place de Kirby Dach et j’enverrais Alex Texier et lui ainsi que Zachary Bolduc sur le quatrième trio.
Ce n’est que mon opinion. Très hâte de voir ce que le coach va nous présenter comme alignement pour le match numéro 3.
Propos recueillis par Kevin Dubé
Ça marche !

Si la production offensive à cinq contre cinq est un enjeu, au moins, l’avantage numérique du Canadien fonctionne présentement et lui a permis de s’en sortir, notamment lors du match numéro 1.
Ça ne marche pas...

Le Tricolore ne frappe pas assez les joueurs clés du Lightning. Du côté du CH, tout le monde se fait frapper. Il faut ralentir leurs meilleurs éléments.