Voici les huit confrontations à surveiller dans la série entre le Canadien et les Sabres


Jonathan Bernier
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TAMPA | Sept matchs se terminant par l’écart d’un but, dont quatre en prolongation. Le Canadien a eu besoin de tout son petit change pour venir à bout du Lightning. Il peut remercier Jakub Dobes de s’être placé sous les feux de la rampe et les acteurs de soutien pour la contribution offensive.
Reste à voir combien d’énergie les troupiers de Martin St-Louis, qui ont pu saluer le retour de Noah Dobson lors de la rencontre ultime, ont brûlée. Pendant que le Tricolore se lançait dans une guerre de tranchées, les Sabres se sont défaits des Bruins relativement facilement.
Les champions de la division Atlantique ont vaincu David Pastrnak et ses coéquipiers en six rencontres. Ils attendent le Canadien depuis vendredi. Le niveau de gaz risque d’être un peu plus élevé de leur côté. Du moins, pour le premier match.
Encore une fois, Le Journal vous présente huit duels à surveiller dans ce premier choc entre les deux vieux rivaux de la division Adams depuis 1998.
Alex Lyon c. Jakub Dobes – des performances inattendues

Jakub Dobes a été impérial au premier tour, particulièrement lors des sixième et septième matchs. Les joueurs du Lightning, frustrés à plusieurs occasions, ont dû se demander d’où sortait cette version du gardien tchèque, pourtant brouillon il n’y a pas si longtemps. Du côté des Sabres, on a choisi de faire confiance à Alex Lyon, un gardien incapable de se tailler une place dans la LNH avant d’arriver chez les Red Wings, il y a deux ans. Il avait déjà 30 ans. Il voudra prouver qu’il est de nouveau l’homme de la situation pour les Sabres, chez qui on s’attendait plutôt à voir Ukko-Pekka Luukkonen.
Lane Hutson c. Rasmus Dahlin – les quarts-arrière

Avec une récolte de six points en sept matchs, Lane Hutson a poursuivi là où il avait laissé à la fin de la saison régulière. Il a participé à plusieurs buts importants, touchant même la cible dans la prolongation du troisième match. Il a été, et de loin, le joueur le plus utilisé par St-Louis (27 min 23 s). Aussi efficace en attaque que pour contrer l’adversaire, Rasmus Dahlin est celui autour de qui l’attaque massive prend vie. Ce ne fut pas un grand succès au premier tour, puisque les Sabres ont inscrit un seul but en 24 occasions.
Mike Matheson c. Mattias Samuelsson – les remparts défensifs

Mike Matheson et Mattias Samuelsson sont issus de moules similaires : ils sont capables de relancer l’attaque et d’engranger quelques points, mais c’est surtout pour les missions défensives qu’on les utilise. L’Américain de 26 ans, et fils de Kjell Samuelsson, est celui vers qui se tourne systématiquement Lindy Ruff chaque fois que l’un de ses troupiers prend le chemin du cachot. Si Matheson est efficace en raison de sa lecture du jeu et de son positionnement, Samuelsson utilise davantage sa charpente de 6 pieds, 4 pouces et 229 livres dans les batailles pour la récupération de la rondelle le long des bandes.
Nick Suzuki c. Jason Zucker – une attaque massive à secouer

Si on exclut le premier match de la série, l’attaque massive du Canadien n’a rien fait de bon contre le Lightning. Celle des Sabres a été muette contre les Bruins. Celle qui secouera sa torpeur en premier pourrait permettre à sa formation d’avoir un ascendant sur l’affrontement. Ça pourrait passer par Nick Suzuki et par Jason Zucker. En saison régulière, Zucker a inscrit 10 de ses 24 buts avec l’avantage d’un homme. Depuis le début des séries, c’est zéro. Suzuki a obtenu 43 points dans de pareilles circonstances au cours du calendrier. Depuis le deuxième match face au Lightning, il n’en compte que deux.
Cole Caufield c. Tage Thompson – des buteurs discrets

Les deux Américains ont dominé la colonne des buteurs de leur équipe respective en saison régulière. Caufield a touché la cible à 51 occasions, alors que Thompson a atteint le plateau des 40 buts pour la troisième fois en quatre saisons. Mais, depuis le début des séries, c’est pratiquement le calme plat d’un côté comme de l’autre (deux buts pour Thompson, un seul pour Caufield). Contrairement à son vis-à-vis, Thompson a eu son mot à dire dans les succès offensifs des siens. Il a participé à sept des 20 buts des Sabres jusqu’ici. Mais Caufield peut s’encourager en se disant qu’il y aura peut-être un peu plus d’espace sur la patinoire.
Josh Anderson c. Alex Tuch – les gros messieurs

Comme il l’avait fait contre les Capitals, il y a un an, Josh Anderson est passé à la vitesse supérieure à l’ouverture des séries éliminatoires. Sa fougue, son échec avant et ses 33 mises en échec ont incité Martin St-Louis à l’envoyer sur le premier trio. Du côté des Sabres, on mise sur plusieurs gros bonshommes, mais personne n’a encore sorti ses épaules aussi souvent qu’Anderson. Alex Tuch, en raison de son gabarit et de son style, est le joueur qui se rapproche le plus de l’attaquant du Canadien. Il a une meilleure finition autour du filet, ce qui le rend plus dangereux qu’Anderson lorsqu’il est en possession de la rondelle.
Jake Evans c. Ryan McLeod – la bataille des 71

Après avoir eu Anthony Cirelli et Brandon Hagel dans les pattes pendant sept matchs, les gros canons du Canadien feront la connaissance de Ryan McLeod. Homme digne de confiance en désavantage numérique, spécialiste des mises en jeu en territoire défensif, l’Ontarien de 26 ans pilote le deuxième trio des Sabres. Il est capable de contribuer à l’attaque, comme le montrent ses 54 points, dont 41 à forces égales. Il n’y a pas vraiment d’équivalent chez le Canadien. À part peut-être Jake Evans quand vient le temps de parler de missions défensives et de responsabilités qui incombent aux joueurs de centre.
Martin St-Louis c. Lindy Ruff – un autre choc des générations

Tout comme ses joueurs, Martin St-Louis grandit au fil des défis. Au premier tour, il a élevé son jeu en prenant des décisions aussi audacieuses qu’astucieuses. Il affrontera un autre finaliste au trophée Jack-Adams, remis annuellement au meilleur entraîneur-chef de la LNH. À l’image de Jon Cooper chez le Lightning, Ruff est une véritable institution à Buffalo. De retour à la barre des Sabres depuis l’an dernier, il avait fait un premier séjour de 14 saisons complètes (de 1997 à 2012) aux commandes de cette équipe. D’ailleurs, entre ses deux présences derrière le banc, les Sabres n’ont jamais participé aux séries éliminatoires.