Voici les deux nouveaux locataires du Parc Safari, qui ont été sauvés d’une mort certaine
Un concours est lancé pour trouver des noms


Marianne Langlois
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Deux jeunes cougars dont la mère a été tuée par des braconniers en Alberta viennent tout juste d’arriver au Parc Safari après un long processus qui les a sauvés d’une mort certaine.
«Dès qu’on nous a avisés que le zoo de Calgary ne pouvait pas les prendre, on a tout mis en place pour sauver ces bêtes, sans quoi elles auraient dû être euthanasiées», s’est exclamé Serge Lussier, directeur général du Parc Safari.

En février dernier, le Parc Safari reçoit un appel de la part de gardes-chasse albertains qui sont tombés sur deux bébés cougars orphelins de cinq mois. Selon la loi, en Alberta, si un animal sauvage ne peut pas survivre dans son milieu naturel, il doit être abattu.
«On nous disait que les petits tournaient en rond et ne savaient pas quoi faire, c’est vraiment terrible. Les gardes-chasse ne voulaient pas les euthanasier, donc on m’a contacté», a commenté le zoologiste de formation, qui a travaillé dans des zoos de Toronto, de Calgary et de Vancouver.

Le Parc Safari étant le seul lieu ayant l’espace pour accueillir le petit cougar et sa sœur, tout a été mis en place pour assurer leur survie. Un premier transfert a tout d’abord été réalisé vers le zoo de Calgary pour des bilans de santé, avant un séjour de quatre mois au zoo du grand Vancouver.
Puis, il y a deux semaines, les deux jeunes cougars, maintenant âgés de 10 mois, ont finalement pu intégrer leur nouvel habitat. Le coût total des opérations afin d’adapter un enclos capable de bien répondre à leurs besoins s’élève à près de 200 000$.

«C’est un gros investissement, mais ça en vaut la peine! On veut que ces deux cougars deviennent notre emblème, ce sont les premiers, mais pas les derniers qu’on sauve», a affirmé le directeur général du Parc Safari, qui compte se diriger de plus en plus vers une mission de protection de nos espèces.

Comme l’intérêt pour les animaux sauvages canadiens est en forte hausse, les deux nouveaux arrivants pourraient attirer énormément de visiteurs.
«Ça fait quelques années que l’on constate à quel point les gens désirent apprendre sur nos espèces locales. Des initiatives comme celles du Parc Safari permettent de reconnecter la population à notre faune», se réjouit Joanie Asselin, biologiste et propriétaire d’Éducazoo, qui se spécialise dans les ateliers éducatifs en mettant en vedette des animaux rescapés.
Les amoureux des animaux peuvent d’ailleurs déjà aller visiter les deux bêtes, qui seront présentes à l’année, et ils sont même invités à participer à un concours pour leur trouver des noms.