Voici les 6 destinations logiques pour Dylan Larkin


Nicolas Cloutier
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Le Canadien est-il la destination la plus probable pour Dylan Larkin ? Non, pour la simple et bonne raison qu’il évolue dans la même section que les Red Wings, l’Atlantique.
Mais peut-on exclure de facto le Canadien de la course ? Non plus.
La clause de non-échange complète de Larkin donne une dynamique assez intéressante au dossier. Il a le plein contrôle sur sa destination.
Larkin veut quitter Detroit parce qu’il a joué seulement cinq matchs en séries éliminatoires à sa toute première saison dans la LNH, et plus aucun depuis.
D’un autre côté, Steve Yzerman peut l’échanger quand ça lui chante. Ou rester les bras croisés. Son joueur vedette est sous contrat jusqu’en 2031.
On en vient à deux conditions sine qua non : l’équipe qui obtient Larkin doit avoir des éléments susceptibles d’intéresser Yzerman et doit offrir la promesse d’être compétitive la saison prochaine.
Voici six équipes qui correspondent à ces deux critères.
Canadien de Montréal
La plus jeune équipe de la Ligue vient d’atteindre le carré d’as lors de sa deuxième participation consécutive aux séries.
Le Canadien a des éléments alléchants à marchander sans même devoir toucher à sa formation, lesquels sont Michael Hage, Alexander Zharovsky, David Reinbacher, Adam Engström et un choix de 1er tour en 2026.
Il y a des liens évidents à faire entre Hage et les « Wings ». Il joue dans leur cour avec l’Université du Michigan.
Les deux adjoints de Yzerman, Shawn Horcoff et Kris Draper, connaissent très bien le jeune homme. Leurs fils ont joué avec lui.
Le Tricolore demeure désavantagé pour deux raisons.
Primo, sa position de rival direct des Red Wings dans l’Atlantique.
Deuxio, le joueur de centre avec la meilleure valeur qu’il puisse échanger, et susceptible d’aider les Red Wings dès 2026-2027, est Oliver Kapanen.
C’est largement insuffisant pour remplacer le trou béant que le départ de Larkin occasionnerait à Detroit.
Pour ce que ça vaut, Cole Caufield s’entraîne l’été au Michigan avec Larkin.

Ducks d’Anaheim
Les Ducks sont dans une excellente posture pour séduire les Red Wings.
Le directeur général à Anaheim, Pat Verbeek, est un ami de longue date de Yzerman. Les deux hommes ont travaillé ensemble à Tampa et à Detroit.
Les arguments de vente de Verbeek sont les suivants : les joueurs de centre Roger McQueen et Mason McTavish ainsi que le défenseur Pavel Mintyukov.
Les Ducks n’ont pas leur choix de 1re ronde en 2026, mais il y a de quoi bâtir une transaction.
Propulsée par les jeunes Leo Carlsson, Cutter Gauthier, Beckett Sennecke et Jackson LaCombe, la formation californienne devrait être compétitive pour des années.

Mammoth de l’Utah
Le Mammoth est en quelque sorte l’équivalent du Canadien dans l’Ouest.
Une équipe en pleine ascension, déjà compétitive, qui attend l’arrivée d’autres joueurs prometteurs.
Bill Armstrong accepterait-il de sacrifier le jeune centre Caleb Desnoyers ? Il était réticent à s’en départir pour obtenir Robert Thomas. On peut en douter.
Mais le Mammoth a ce qu’il faut s’il veut danser avec les Tij Iginla, Cole Beaudoin, Daniil But et Dmitri Simashev. Ou encore Barrett Hayton, si les Red Wings veulent un joueur établi.
L’Utah détient par ailleurs la 19e sélection à l’encan de 2026.

Wild du Minnesota
Le Wild semble incontournable avec son besoin criant au centre.
Michael McCarron pilotait le deuxième trio du club pendant les séries.
Le problème, c’est que Bill Guerin a liquidé plusieurs actifs, dont son choix de 1er tour, pour mettre le grappin sur Quinn Hughes.
Le meilleur morceau que le Wild est disposé à échanger, le gardien d’avenir Jesper Wallstedt, n’intéressera pas vraiment les Red Wings. À cette position, ils comptent déjà sur les prometteurs Sebastian Cossa et Trey Augustine.
Le potentiel du jeune Danila Yurov est intrigant au centre. L’espoir Charlie Stramel pourrait aussi être marchandé. Mais il semble manquer des morceaux. Échanger Joel Eriksson-Ek, ce serait faire du surplace.
Larkin aimerait probablement rejoindre son bon ami Quinn Hughes dans l’État du hockey. Guerin doit sortir un lapin de son chapeau.

Blue Jackets de Columbus
Les Blue Jackets ont trois monnaies d’échange susceptibles d’intriguer Yzerman.
L’attaquant Kent Johnson, qui aimerait sans doute renouer avec sa position naturelle, au centre. Pas plus tôt qu’en 2024-2025, il récoltait 57 points en 68 matchs seulement.
Le défenseur gaucher Denton Mateychuk, qui s’est établi dans la LNH cette saison avec 31 points, dont 13 buts, en 75 matchs.
Le 14e choix au total de l’encan 2026.
Larkin retrouverait à Columbus son bon ami et compatriote Zach Werenski.
Ce n’est pas la destination la plus sexy, mais les Blue Jackets ont raté les séries de peu et ils seraient en excellente position pour y retourner avec Larkin derrière Adam Fantilli.
Panthers de la Floride
Les éclopés auront pansé leurs blessures et les Panthers redeviendront comme par magie des prétendants à la coupe Stanley.
Leur choix de 1er tour, le 9e au total ? Ils n’auraient probablement aucune objection à l’échanger. Ils veulent gagner maintenant.
Les Panthers jouissent d’une profondeur très intéressante au centre. Le genre de profondeur qui leur permettrait d’échanger un attaquant comme Anton Lundell.
Et lorsqu’il est question des palmiers de Sunrise, il faut rarement tordre le bras d’un joueur qui contrôle sa destination...
Avant tout, les Panthers doivent trouver le moyen de s’entendre avec Sergei Bobrovsky. Un beau défi pour le directeur général Bill Zito.
