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Voici la «Laurent Duvernay-Tardif» des États-Unis!

La reine du 200 m, Gabrielle Thomas, combine ses passions pour le sport et les soins médicaux.

Gabrielle Thomas a savouré sa première médaille d'or olympique en étant la femme la plus rapide au monde sur 200 m.
Gabrielle Thomas a savouré sa première médaille d'or olympique en étant la femme la plus rapide au monde sur 200 m. Photo AFP
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2024-08-06T20:22:32Z

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Il y a longtemps que les Québécois raffolent du parcours inspirant de Laurent Duvernay-Tardif, qui a combiné le sport de haut niveau et ses études en médecine. Aux États-Unis, la médaillée d’or mardi au 200 m, Gabrielle Thomas, suit un chemin semblable qui suscite l’admiration.

• À lire aussi: Audrey Leduc au sujet de la compétition relevée au 200 m: «Ça allait tellement vite»

L’Américaine a survolé la piste en 21,83 s, devançant Julien Alfred (22,08 s), de Sainte-Lucie, ainsi que sa compatriote américaine Brittany Brown (22,20 s).

La nouvelle championne de 27 ans est bien plus que la reine de sa discipline et une triple médaillée olympique. Son histoire fascine les Américains, comme celle de «LDT», plus près de chez nous.

Thomas est diplômée de la prestigieuse Université Harvard en neurobiologie, un champ d’études hautement complexe. Elle a par la suite complété une maîtrise à l’Université du Texas en santé publique.

Durant sa préparation en vue des Jeux de Paris, celle qui est surnommée Gabby s’entraînait trois à six heures par jour, en plus de travailler le soir dans une clinique de soins médicaux à Austin, au Texas, pour les gens sans assurance médicale.

«Je vais à la clinique et ça me permet de faire une différence dans la vie des gens. Je me sens accomplie et je suis passionnée de tout ce que je fais. Je suis reconnaissante», a récemment indiqué Thomas à Olympics.com, à propos de sa double vie bien remplie.

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Photo AFP
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Semer le bien

La grande athlète s’est découvert une passion pour la santé publique lorsque, durant ses études à Harvard, elle a suivi un cours traitant des inégalités dans le système américain de soins de santé, surtout pour les gens de couleur.

Comme elle l’a mentionné à Olympics.com, ses rêves vont bien au-delà des résultats sportifs probants qu’elle enregistre. Elle aimerait éventuellement opérer une clinique ou un organisme à but non lucratif pour faciliter l’accès aux soins de santé à un plus large éventail de gens aux États-Unis.

«J’espère que je ferai toujours ce que je fais en ce moment, soit de me laisser guider par mes passions», a-t-elle dit.

Des journées productives

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Tout au long de sa carrière dans la NFL, Laurent Duvernay-Tardif a maintes fois mentionné qu’il était possible et même souhaitable de combiner différentes passions.

Gabrielle Thomas suit visiblement ce même mantra. Après ses médailles de bronze au 200 m et au relais 4 x 100 m à Tokyo, plusieurs auraient pu croire qu’elle privilégierait le sport aux hautes études. Certainement pas elle!

«Je me suis poussée en classe, dans mes activités à l’extérieur et sur la piste. Ça m’a forcée à devenir meilleure dans tout ce que j’ai entrepris», a-t-elle fait valoir.

«La façon dont j’ai connu autant de succès sur la piste, c’est pratiquement de courir à temps partiel. C’est très important pour ma santé mentale que d’autres choses m’aident à me sentir accomplie. J’aime revenir à la maison après l’entraînement et me concentrer sur quelque chose de complètement différent. Ensuite, quand je suis à la clinique, j’ai hâte de retrouver la piste.»

Voilà une brillante leçon d’équilibre!

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