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Voici ce qui distingue le Canadien en séries

Cette équipe n’abandonne jamais et se corrige constamment

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2026-05-15T18:54:24Z

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BUFALO | On ne vous blâmerait pas si vous étiez sur le point de lancer la serviette aussi tôt qu’au milieu de la première période jeudi.

Le Canadien venait de combler deux retards d’un but quand Jakub Dobes a donné un but un peu trop facile à Konsta Helenius. Mais c’était évidemment être trop émotif et mal connaître cette équipe de penser que c’était fini. Surtout avec encore une cinquantaine de minutes à jouer.

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Dobes s’est ressaisi et ses coéquipiers ont commencé à mieux jouer devant lui.

« Ça arrive, il faut leur donner du mérite, ils ont sorti avec beaucoup d’énergie et d’urgence. Il faut rester dans le coup, que tu gardes ta concentration et on a bien joué après », a résumé Joe Veleno vendredi matin avant de rentrer à Montréal.

Correction

Cette équipe possède une capacité impressionnante à se corriger d’un match à l’autre, mais aussi d’une période à l’autre.

Plusieurs fois cette saison, cette équipe s’est décomposée pendant une période pour revenir en force lors de l’engagement suivant après que certaines corrections ont été apportées. Et ce n’est pas nécessairement facile, mais ça se fait.

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« Il faut que tu essaies d’enlever le tableau [indicateur] de l’équation et tu dois avoir de la vérité, que ce soit après le match, avant le match ou entre les périodes », précise Martin St-Louis.

« C’est dur des fois durant les périodes de te corriger collectivement, c’est très chaotique, surtout à ce temps-ci de l’année, ajoute l’entraîneur-chef. Tu essaies de ne pas te faire trop mal et entre les périodes, tu essaies de clamer le groupe. »

Ça parle

On parle des corrections d’une période à l’autre, mais elles se font aussi, comme nous le mentionnions, d’un match à l’autre. Le Canadien n’a toujours pas subi deux défaites consécutives depuis le début des séries éliminatoires.

« Ça en dit long et il faut donner le mérite à notre personnel d’entraîneurs, insiste Alexandre Carrier. Après chaque défaite, on fait des ajustements. On est capables de s’ajuster, les joueurs, mais je pense que ça vient beaucoup de nos coaches. On ne peut pas en perdre deux de suite en séries parce que ça peut faire mal. »

Pourtant, selon Martin St-Louis, il n’y a rien de spécial qui est accompli entre deux défaites. On peut penser qu’il ne veut tout simplement pas mettre le réflecteur sur son travail.

« On fait la même chose qu’après une victoire, tu recommences, tu rebâtis et tu essaies d’améliorer certains départements. »

Il y a aussi toute une gestion à faire des émotions qui sont en montagnes russes depuis le début des séries.

« Je pense que c’est plus facile quand tu es sur le banc et que tu joues la game que quand tu es dans les estrades, a mentionné Carrier. Pour en avoir parlé avec ma famille, je sais que tout le monde est très stressé. C’est important de rester dans le moment présent, on sait ce qu’on a besoin de faire et on a confiance en nos moyens et ça, c’est important. »

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