Voici ce que vous avalez vraiment quand vous buvez dans une bouteille d’eau en plastique

Andrea Lubeck
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On ingère entre 10 à 100 fois plus de particules de plastique que l’on croyait lorsqu’on boit de l’eau dans une bouteille en plastique achetée dans un commerce. Les scientifiques craignent les conséquences sur la santé, selon une étude publiée cette semaine dans la revue scientifique PNAS.
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Pour chaque litre d’eau consommé d’une bouteille de plastique, une personne ingèrerait environ 240 000 particules de sept différents types de plastique, dont 90% sont des nanoplastiques.
Pour être considérées comme des microplastiques, les particules doivent mesurer moins de 5000 micromètres (5 millimètres), alors que les nanoplastiques, eux, font moins d’un micromètre.
Comme ils sont encore plus petits que les microplastiques – que l’on sait maintenant omniprésents sur la planète –, les nanoplastiques peuvent plus facilement pénétrer dans le sang et se rendre jusque dans les organes, dont le cerveau, le cœur et le système digestif. Les scientifiques redoutent les conséquences encore méconnues que ces particules indétectables au microscope peuvent avoir sur la santé. Des études ont toutefois démontré que ces particules de plastiques ont des effets néfastes sur le système reproductif.
Les auteurs de l’étude, menée par l’Université Columbia, ont mis au point une technologie novatrice permettant de mieux comptabiliser les micro et nanoplastiques contenus dans l’eau embouteillée de trois marques populaires à l’aide de lasers.
Parmi les types de plastiques détectés, le nylon est le plus commun, probablement à cause des filtres de plastique utilisés pour purifier l’eau. Le polytéréphtalate d’éthylène (PET) – dont sont faites les bouteilles – est le deuxième.
Les chercheurs conseillent ainsi de privilégier l’eau du robinet comme alternative si les micro et nanoplastiques sont une source d’inquiétude. Mais il ne faut pas abandonner les bouteilles d’eau en plastique pour autant, a révélé Beizhan Yan, co-auteur de l’étude, en entrevue à l’AFP.
«Nous ne recommandons pas de ne pas boire d’eau en bouteille lorsque nécessaire, car le risque de déshydratation peut être plus grand que les conséquences potentielles de l’exposition aux nanoplastiques.»
— Avec des informations de l’AFP