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Vivrons-nous la plus grande surprise de l’histoire du hockey moderne?

Getty Images via AFP
Photo portrait de Michel Therrien

Michel Therrien

2024-06-19T23:30:00Z

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Depuis le début des éliminatoires, nous avons droit à du hockey extraordinaire et en finale, nous sommes possiblement en train d’assister à un fait d’armes absolument renversant. 

Dès la première ronde, tous ont été émerveillés par la qualité du jeu offert. Mais si le hockey présenté n’était pas déjà suffisamment exceptionnel, voilà que nous revivons l’histoire avec la remontée des Oilers. Il y a quelques jours à peine, nous pensions que la série allait se terminer en quatre rencontres. Maintenant, plusieurs souhaitent voir un événement marquant; vivrons-nous la plus grande surprise de l’histoire du hockey moderne? Il faut rappeler que la seule fois qu’une équipe a gagné la coupe en effaçant un retard de 3 à 0 en finale, c’était en 1942.

Pour moi, c’est magique, puisque nous ne revivrons peut-être jamais cela. Pourtant, les critiques à l’égard de Connor McDavid se faisaient beaucoup entendre après les trois premières parties. Toutefois, il est particulièrement dominant depuis la quatrième rencontre et je suis impressionné. Il déteint sur ses coéquipiers, car il les force à élever leur jeu d’un cran. Quand tu le vois aller, tu n’as pas trop le choix de le suivre.

L’animal blessé

C’est difficile d’expliquer le comportement des Oilers en éliminatoires 2024 lorsqu’ils ont le dos au mur. Cependant, il est facile de mentionner qu’ils sont animés par le sentiment d’urgence d’agir. Un animal blessé se défendra jusqu’à la mort.

Pendant ce temps, les Panthers n’avaient pas ce sentiment. Lors du quatrième match, ils étaient au-dessus de leurs affaires et ce fut encore le cas pendant le cinquième. En fait, ils l’ont eu quand le tableau indicateur montrait un pointage de 3 à 0. Cela a généré énormément de frustration de leur côté, que ce soit chez les joueurs ou leur entraîneur Paul Maurice. Nous avons d’ailleurs vu leur directeur général Bill Zito exploser dans sa loge. Maintenant, j’ose croire que la Floride aura ce sentiment dès le début de la prochaine partie, vendredi.

Je ne peux dire si Edmonton complétera sa poussée, parce qu’il reste deux grosses victoires à obtenir, mais le vent a clairement changé de direction. Stuart Skinner n’effectuait pas les gros arrêts au début et là, c’est tout le contraire. À l’opposé, Sergei Bobrovsky ne les réussit plus après avoir été solide tôt en finale. Bref, nous n’avons peut-être pas fini d’être surpris.

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