Vivre la pandémie à l'étranger
Charel Traversy | TVA Nouvelles
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Le coronavirus a infecté près de 125 millions de personnes sur la planète et a fait plus de 2,7 millions de morts. Des Trifluviens d’origine établis à l’étranger nous racontent leur réalité depuis un an.
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La situation s’aggrave au Brésil
Au Brésil, le système de santé est sur le point de s'écrouler. Maria Eduarda Cagnani Inez tente de revenir auprès de sa famille en Mauricie, mais elle ne sait pas quand ce sera possible.
«Ça fait un an que j'essaye de rentrer au Canada. C'est vraiment difficile parce qu'à chaque jour qui passe, la situation empire. Je parle à ma mère tous les jours. Ça me donne un peu plus d'espoir», a raconté la jeune femme à TVA Nouvelles.
En 24 h, le Brésil a enregistré 89 000 cas et 2000 décès. Le pays dépasse le cap des 12 millions de cas confirmés et cumule plus de 300 000 décès. Le Brésil est le deuxième pays le plus touché au monde après les États-Unis. La gestion anti-confinement du président Jair Bolsonaro est vivement critiquée.
«Dans chaque état, il y a un gouverneur qui donne des mesures sanitaires différentes. Le pays est divisé», a poursuivi Maria Eduarda Cagnani Inez
Un autre confinement en France
En France, la population vit son troisième confinement. Jeudi, les données recensaient 27 000 patients hospitalisés, dont 4700 en réanimation. Pour la Trifluvienne Nathalie Lesage, les semaines sont parsemées de hauts et de bas.
«Moi j'ai une relation amour-haine avec Paris, parce que c'est une ville fantastique, c'est une ville bouillonnant culturellement, gastronomiquement, mais là tout cela n'existe plus. Et là, il y a juste les travers de Paris. On est dans de petits appartements avec des Parisiens stressés, tendus», a-t-elle raconté.
On rapporte en France 4,5 millions de cas depuis le début de la pandémie et 93 000 décès.
«On est à mille lieues de pouvoir ouvrir quoique se soit. Ce n’est même pas un scénario quand je vois qu’au Québec tout reprend, j’envie ça», a exprimé Nathalie Lesage.
Ralentissement en Corée du Sud
En Corée du Sud, le portrait est tout autre. En 24 h, seulement 430 nouveaux cas ont été signalés dans tout le pays. Depuis un an, la Corée du Sud compte un peu plus de 100 000 cas et 1700 décès. C’est six fois moins de victimes qu'au Québec.
«Il n’y a jamais rien qui a été arrêté à zéro. Ce qui fait que le moral est quand même bien», a commenté Manos Volikakis.
Le Trifluvien d'origine est enseignant et entraîneur depuis une dizaine d'années. Il sera bientôt papa pour la troisième fois. Deux de ses enfants seront nés dans la pandémie.
«Mon deuxième enfant n'a pas vu ses grands-parents encore. Le troisième va arriver avant que le deuxième ait pu venir au Québec», a-t-il raconté.
De la Chine au Québec
La Chine comptait jeudi une vingtaine de nouveaux cas pour tout le pays. Philippe Dallaire a vécu le pire de la pandémie en Asie avec les mesures les plus strictes. Il est rentré au Québec en octobre dernier, ce qui a été pour lui tout un contraste.
«Je me souviens qu’en sortant de l'aéroport j’ai vu sur le bord de l'autoroute des travailleurs pas de masques. Ça m'a frappé. En Chine, même si la pandémie était derrière nous en avril et mai, 100 % des gens portaient encore des masques sur la rue», a relaté Philippe Dallaire.
Le pays, berceau de la pandémie, compte à ce jour plus de 100 000 cas et 4800 décès.
«Quand je suis retourné au Québec, c'est comme si je revivais mars 2020. Mais c'est sûr que les mesures ne sont pas les mêmes. En Chine, on était vraiment confinés dans nos communautés. C'était clôturé 20-30 immeubles où les gens habitent. Je pouvais sortir seulement aux deux jours», a-t-il raconté.
Au Canada, le virus a contaminé près de 954 000 Canadiens et on rapporte près de 23 000 morts à l'échelle du pays. Le Canada se trouve au 23e rang mondial.