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Vision économique: Christine Fréchette s’éloigne de la méthode Fitzgibbon

Photo portrait de Nicolas Lachance

Nicolas Lachance

2026-03-16T12:40:56Z
2026-03-16T16:34:54Z

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La candidate à la direction de la CAQ promet de revoir la vision économique du parti en réduisant l’interventionnisme de l’État, en misant sur les PME d’ici et en favorisant l’approvisionnement local.

Christine Fréchette s’engage à imposer une cible de 60 % de la valeur des contrats d’approvisionnement attribués à des fournisseurs québécois.

Elle parle d’un nationalisme économique assumé, indique-t-elle dans un communiqué publié lundi matin.

Mme Fréchette souhaite renforcer la souveraineté économique en intégrant « des critères favorisant le contenu québécois dans les appels d’offres, en encourageant l’utilisation de ressources et de produits du Québec », explique-t-elle.

Après avoir vu le gouvernement investir massivement dans des entreprises étrangères comme Northvolt, la candidate qui veut succéder à François Legault souhaite recentrer la stratégie économique sur les petites et les moyennes entreprises du Québec.

Elle veut mieux cibler les interventions de l’État « afin de soutenir les projets qui permettent aux entreprises québécoises de se développer et d’être plus performantes », propose-t-elle.

« Je veux un État plus prudent et plus stratégique qui investit là où les retombées sont importantes. On a besoin d’un nationalisme économique qui soutient nos entreprises et nos régions, d’un appui concret au repreneuriat pour protéger nos PME et notre savoir-faire et d’un environnement réglementaire simplifié pour libérer l’esprit de nos entrepreneurs », a-t-elle déclaré.

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Cette vision s’éloigne de celle de Pierre Fitzgibbon, qui a multiplié les investissements et les prises de risques financiers dans des entreprises en démarrage.

De ces investissements, la population a surtout retenu les fiascos, notamment celui de Northvolt.

Moins interventionniste

Lorsqu’elle a pris les rênes du ministère de l’Économie, Mme Fréchette avait poursuivi le travail amorcé par M. Fitzgibbon, tout en se montrant un peu plus prudente.

Selon son équipe, « l’objectif est de réduire l’intervention de l’État, d’offrir un accompagnement plus efficace aux entreprises et de stimuler l’investissement privé et la productivité ».

Par ailleurs, Mme Fréchette veut soutenir le repreneuriat et améliorer la productivité des PME.

Elle s’inquiète des nombreux départs dans les entreprises d’ici et de la perte de savoir-faire, qu’elle qualifie de « risque majeur pour l’économie québécoise, particulièrement en région ».

Elle propose donc la mise en place d’un crédit d’impôt remboursable couvrant 40 % des frais professionnels liés aux transactions de reprise ainsi qu’un prêt gouvernemental à taux préférentiel destiné aux repreneurs, incluant un congé de remboursement de deux ans.

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