Visées de Trump au Groenland: le Canada a «un peu dormi au gaz» sur la défense de l’Arctique, selon Isabelle Maréchal
TVA Nouvelles
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À la lumière de la situation au Groenland ces derniers jours, le Canada aurait eu avantage à s’attarder un peu plus à la sécurité de l’Arctique au cours des dernières années, selon l’animatrice à QUB radio, Isabelle Maréchal.
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Lors de son commentaire à l’émission Le Québec Matin lundi à LCN, celle qui est également chroniqueuse au Journal de Montréal s’est dit d’accord avec le président américain Donald Trump sur une facette de cet enjeu, soit celle de l’inaction du Canada pendant plusieurs années.
«Une chose sur laquelle il a raison, entre autres, c'est qu'on a un peu dormi au gaz, nous au Canada, pendant toutes ces années à défendre l'Arctique, dit-elle. Donald Trump a raison aussi quand il est un peu obsédé par notre incapacité à défendre notre territoire, ça inclut également tout l'Arctique qui est collé.»
«On aurait eu tout avantage à développer des rapports et surtout à installer des relations et surtout une défense plus importante qu'elle l'est avec notre espèce d'armée de pacotille, ajoute-t-elle. Alors ça là-dessus, Trump n'a pas tort.»
C’est toutefois le seul point sur lequel son opinion s’aligne avec celle du président américain.
«Là où il erre sur toute la ligne, c'est que [le Groenland] ne lui appartient pas et même s'il a des visées, il y a quand même tout un pays, le Canada, entre les États-Unis et le Groenland, avance-t-elle. Quand il dit, soit je l'achète, soit je l'envahis, il ne dit pas comme ça mais ça revient à ça, c'est terrible.»
La chroniqueuse se dit satisfaite de la manière dont le premier ministre du Canada affronte ces délicats enjeux face aux États-Unis jusqu’ici.
«Je salue la position du gouvernement du Canada et surtout de Mark Carney dernièrement, lance-t-elle. On a longuement parlé de cette entente avec la Chine sur les véhicules chinois. C'est quand même une certaine façon de dire [à Donald Trump] regarde, moi les tarifs, je les baisse, je fais ce que j'ai à faire.»
«C'est un peu ce que Mark Carney disait, on a le monde tel qu'il est en ce moment. La façon dont le Canada agit maintenant c'est qu’on fait nos affaires, ce qui est bon pour nous, puis Trump il dira bien ce qu'il voudra. Moi, ça, ça me rassure.»
Voyez le commentaire complet d’Isabelle Maréchal dans la vidéo ci-dessus