Vincent Desharnais ne voulait pas laisser les Canucks jouer aux finfinauds


Jonathan Bernier
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EDMONTON | Limité à un peu moins de 11 minutes de jeu, dimanche soir alors que les Oilers tentaient de remonter la pente, Vincent Desharnais a foulé la glace pendant près de 19 minutes, mardi.
Parmi les missions que Kris Knoblauch lui a attribuées, on note les trois minutes qu’il a joué à court d’un homme - seul Mattias Ekholm a été utilisé plus souvent dans cette situation. Son entraîneur lui a également fait confiance dans la dernière minute du match, alors que les Canucks tentaient, à nouveau, de créer l’égalité.
« C’est valorisant, s’est réjoui le Lavallois. C’est mon pain et mon beurre de faire ça. C’est pour ça que je suis ici, parce que je suis prêt à sacrifier mon corps et j’ai une bonne vision en défense. Je pense que je l’ai prouvé à la fin du match. »
Desharnais a également fait la preuve qu’il n’est pas du genre à lancer des paroles en l’air. Entre les troisième et quatrième matchs, il avait souligné qu’il allait « jouer un peu plus chien. »
Il est passé de la parole aux actes. Accompagné de Darnell Nurse, Desharnais a souvent eu maille à partir avec Dakota Joshua. Les escarmouches après le sifflet furent plus nombreuses et gare à ceux qui se voulaient un peu trop insistants près de Calvin Pickard.

«Aussitôt qu’il y avait un coup de sifflet, qu’ils voulaient faire leurs finfinauds et qu’on arrivait, ça se calmait assez rapidement. »
D’ailleurs, il n’a pas seulement sacrifié son corps. Il a meurtri celui de ses adversaires avec cinq mises en échec.
Une victoire, c’est une victoire
Au chapitre des gars calmes, il faut absolument mentionner le nom de Pickard. À 32 ans, il amorçait le premier match de sa carrière en séries éliminatoires.
« Je lui lève mon chapeau. Il a fait une super belle job. Si ça avait été mon premier départ, moi, j’aurais été stressé. Lui, avant le match, pendant qu’on jouait au soccer et qu’on s’étirait, lui, il jasait et il avait du fun », a raconté Desharnais.
Le plaisir a failli se terminer abruptement quand Joshua a créé l’égalité avec moins de deux minutes à jouer. Encore une fois, le calme était à l’honneur.
« C’est une grosse différence avec l’an dernier. Au lieu de paniquer, on a recommencé à attaquer la zone adverse tout de suite et on a marqué immédiatement. C’était une belle réponse. »
« Je pense qu’on peut s’approcher encore plus des 60 minutes, a-t-il ajouté. Ce soir, j’ai l’impression qu’on en a joué plus 40 ou 50. On voulait tellement gagner qu’on a protégé notre avance au lieu de continuer à attaquer. Mais une victoire, c’est une victoire. »
Et demain est un autre jour.