Vidéos explicites disponibles en ligne: les meurtres de Charlie Kirk et Iryna Zarutska ravivent les débats sur la modération

Agence QMI
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Les images horrifiantes et explicites des meurtres de l’influenceur ultraconservateur Charlie Kirk et de l’Ukrainienne Iryna Zarutska dans un train de la Caroline du Nord ont déferlé sur les réseaux sociaux cette semaine, ravivant les débats sur la modération en ligne.
Qu’ils le veuillent ou non, de nombreux internautes ont été confrontés cette semaine avec ces vidéos, qui ont inondé la toile, a rapporté CNN vendredi.
En effet, seulement quelques minutes après que Charlie Kirk ait été abattu par balle en pleine conférence sur un campus universitaire dans l'Utah mercredi, les vidéos sanglantes montrant l’affaire, sans filtre ni avertissement, circulaient déjà sur les réseaux sociaux.
Et dans les jours précédents, ce sont les images du meurtre horrible de la jeune Ukrainienne, Iryna Zarutska, dans un train de la Caroline du Nord, qui ont horrifié la toile alors qu’on peut y voir non seulement l’attaque non provoquée, mais aussi les derniers instants de la victime jusqu’à sa perte de conscience, sans censure.

Ces vidéos ont ravivé les appels aux géants du web pour qu'ils exercent un plus grand contrôle sur le contenu diffusé sur les plateformes, alors que certains réseaux sociaux auraient réduit leurs efforts de modération, selon le média anglophone.
La plupart autorisent le contenu violent, mais imposent des restrictions et des avertissements sur les contenus sanglants ou particulièrement graphiques, en bloquant le contenu aux jeunes utilisateurs, selon CNN.
En faisant simplement défiler les vidéos sur X, TikTok, Facebook, Instagram et YouTube, il est ainsi possible de se retrouver face à ce genre de contenu particulièrement sensible.
Ce matin encore, TikTok suggérait par exemple la recherche «Iryna Zarutska qui tombe au sol», selon ce qu’a pu observer l’Agence QMI, ou encore «séquence vidéo brute», qui redirigeait l’internaute vers des vidéos explicites de la mort de Charlie Kirk, a relevé CNN.

Katie Paul, directrice du projet Tech Transparency qui milite pour un renforcement des mesures de sécurité en ligne pour les jeunes, aurait réussi à accéder aux vidéos les plus crus de ces incidents à l’aide d’un compte Instagram pour adolescent créé à titre de test, malgré toutes les restrictions.
«Sur les comptes sécurisés pour adolescents de Meta, lorsqu'on recherche simplement le nom de Charlie Kirk, la première vidéo qui apparaît est une vidéo en lecture automatique où on le voit se faire tirer dessus; c'est extrêmement problématique», a-t-elle souligné à CNN.
En réponse, un porte-parole de Meta a indiqué au média américain qu’il «peut parfois y avoir un décalage dans l'application de ces écrans d'avertissement lorsque des individus téléchargent des versions légèrement différentes de vidéos connues, et il semble que c'est ce qui s'est passé ici, mais le problème n'est pas lié aux comptes adolescents».
Selon des experts médicaux, une exposition à ce genre d’images choquantes peut provoquer un «traumatisme par procuration», qui peut avoir des impacts directs sur la santé mentale et physique, selon le média américain.
Ils ont dit...
«Ces actes de violence horribles n'ont pas leur place dans notre société. Nous restons déterminés à appliquer proactivement nos Règles de la communauté et avons mis en place des mesures de protection supplémentaires pour empêcher les utilisateurs de visionner inopinément des images enfreignant nos règles.»
– Jamie Favazza, porte-parole de TikTok, par communiqué à CNN.
«Nous surveillons de près notre plateforme et mettons en avant le contenu d'actualité sur la page d'accueil, dans les résultats de recherche et dans les recommandations pour aider les utilisateurs à rester informés.»
– Un porte-parole de YouTube à CNN.