VIDÉO | «J’ai commencé à faire ça parce que j’avais mal aux bras»: Michel Rabagliati explique pourquoi il préfère maintenant créer des romans illustrés pour adultes plutôt que des BD

Guillaume Picard
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Y’a de la joie, le plus récent roman illustré pour adultes de Michel Rabagliati mettant en vedette Paul, son personnage fétiche, a fait courir les foules, le week-end dernier, au Festival BD de Montréal.
Le public était enthousiaste et l’accueil a donc été à la hauteur des espérances de l’auteur de 65 ans.
« Ça a été foudroyant, je veux dire, on a été complètement dépassés par l’engouement du livre. On en a manqué tout de suite en partant », a dit M. Rabagliati, mardi matin, en entrevue avec Mario Dumont et Isabelle Perron à QUB, qui est aussi diffusée au 99,5 FM.

« Les gens en prennent quatre à la fois, des cadeaux, des trucs comme ça. Ça a descendu bien vite », a ajouté celui qui vient de faire son apparition dans le dictionnaire Le Robert.
Avoir les bras rompus
Pourquoi avoir commencé à créer des romans illustrés pour adultes plutôt que de continuer son chemin dans l’univers de la BD, qui en a fait un auteur couru, lui a-t-on demandé au microphone de QUB ?
Sa réponse a de quoi étonner.
« J’ai commencé à faire ça parce que j’avais mal aux bras. Moi, d’habitude, je fais de la bande dessinée, mais c’est de l’orfèvrerie. La BD, c’est bien petit, puis j’ai mal aux bras, au bout. Moi, ça fait 50 ans que je dessine. Je me suis trouvé un style plus facile, c’est-à-dire des illustrations, mettons 8 par 10, les scanner, puis les rentrer dans un livre en prose », a raconté Michel Rabagliati.
Ce choix, par contre, l’empêche de participer comme auparavant à des festivals de la BD comme à Angoulême et à Saint-Malo, en France, parce qu’il ne « respecte » plus les codes propres à la bande dessinée.

Dans Y’a de la joie, l’action se déroule à Montréal sur une échelle de 36 heures et ça commence bien mal pour Paul, a dit M. Rabagliati, qui parle d’une autre tranche de la vie de son héros. On a suivi ce personnage tout au long de son existence, rappelle-t-il.
« J’ai un peu balayé, en fait, tous les coins de sa vie », a indiqué l’auteur, qui ne fait pas de cachettes : Paul c’est un peu lui, on parle d’« autofiction », mais « avec un peu de spice, un peu d’amplifications d’événements, changement de chronologie, mais c’est pas mal tout vrai. »
Les coups de gueule évoqués par Isabelle Perron ont fait dire à Michel Rabagliati qu’il « avait envie de faire quelque chose par rapport à 2026 et comment [il se] sent par rapport aux nouvelles ».
« Je peux le faire, j’ai une plateforme d’expression complètement libre avec mon éditeur, puis les dessins disent tout, parfois, sans les mots. Il y a quelque chose de très fort là-dedans. »
- Lancé le 8 mai dernier, le roman illustré pour adultes Y’a de la joie, qui compte 184 pages, est paru aux éditions La Pastèque.
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