Victoria Mboko en finale à l’Omnium Banque Nationale de Montréal: d’une folle soirée... au plus beau jour de sa vie

Jessica Lapinski
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Victoria Mboko montrait l’assurance d’une fille qui était déjà passée par là quand elle s’est présentée devant les journalistes, mercredi soir, environ 1 h 30 min après avoir atteint la finale de l’Omnium Banque Nationale de Montréal. Elle était calme, posée, très souriante, bien sûr. Pourtant, la Torontoise de 18 ans le reconnaissait: ce qui venait de se passer est «incroyable».
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«Ce fut une soirée folle pour moi, a admis Mboko. Ma première finale dans un tournoi WTA 1000. Juste à y penser, je trouve ça incroyable. Je suis tellement heureuse d’être ici, et de pouvoir célébrer avec les amateurs canadiens qui sont venus me voir jouer.»

«Quand j’ai gagné, je n’arrivais pas vraiment à y croire, parce qu’à un moment, je me disais que j’avais déjà perdu. Elle était tellement dominante...» a-t-elle relevé au sujet de la Kazakhe Elena Rybakina.
Et quand elle a vu son clan tellement heureux pour elle, la joueuse prodige n’a pu se retenir. Elle est allée les voir, puis elle a enlacé son entraîneuse, la Française Nathalie Tauziat.
Comme une championne en Grand Chelem. On la comprend: un si grand moment à un si jeune âge, ç’a sûrement une saveur de championnat, même si, avec «Vicky», il y a un moment maintenant qu’on sait que rien n’est jamais fini, et qu’elle vise encore plus grand.
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Les émotions de la chute
Pour atteindre cette première finale dans un tournoi WTA 1000, à son sixième tournoi sur la WTA, seulement, devant ses partisans de surcroît, Mboko venait également de remporter un match incroyablement difficile.
Le plus dur? La jeune joueuse, 85e au monde avant le tournoi, ne s’est pas prononcée. Mais...

«Tous mes matchs étaient difficiles. Avant [mercredi], toutefois, je n’avais jamais affronté une joueuse qui frappe aussi fort. Le service d’Elena est très dur aussi, elle bouge bien. C’est ce qui changeait la donne.»
Et bien sûr, il y a eu cette chute tôt dans la troisième manche, qui l’a forcée à faire appel aux services du thérapeute du sport pour soigner son poignet droit endolori.

Elle allait déjà mieux après le match, assure-t-elle. «Quand je suis tombée, c’était beaucoup d’émotions. Il y avait de l’adrénaline. C’était douloureux sur le coup, mais ça s’est calmé.»
«Je vais en prendre soin [mercredi soir] et me reposer.»
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Un «oui», finalement
Pas le choix... elle aura une autre lourde tâche jeudi à 18h, en finale, en la Japonaise Naomi Osaka, ancienne numéro un mondiale aujourd’hui 49e. Ce sera la quatrième championne en Grand Chelem que la Canadienne affrontera cette semaine.
Mais en attendant, à un collègue qui lui demandait après chacune de ses deux dernières victoires s’il s’agissait «du plus beau jour de sa vie», Mboko a finalement répondu par l’affirmative: «Oui», a souri l’inattendue finaliste.