Victoria Charlton et Bob le chef: ce changement de vie qui les rend plus heureux que jamais
Nathalie Slight
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En deux ans, Victoria Charlton et Bob le chef se sont mariés à deux reprises, ont déménagé à la campagne, puis ont fondé une famille. Plus heureux que jamais avec leur petit Cole, âgé d’un an, les amoureux concilient travail et famille à merveille, alors qu’ils s’apprêtent à s’envoler en Europe pour la promotion du livre Crimes sans frontières.
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Victoria, tu lances ces jours-ci le livre Crimes sans frontières, co-écrit avec le youtubeur français McSkyz. Comment s’est présentée cette collaboration ?
Victoria : J’évolue dans l’univers du true crime depuis une dizaine d’années et lui, depuis sept ans. J’ai lancé plusieurs livres, même chose de son côté. À force de sympathiser dans des événements littéraires, l’idée nous est venue de collaborer en racontant des histoires de true crime qui se déroulent en Amérique et en Europe.
Parmi toutes les histoires du livre, y en a-t-il une qui t’a le plus marquée ?
V.: Oui, celle d’Ellen Greenberg. Son fiancé l’a retrouvée morte dans leur appartement à Philadelphie. Les policiers ont rapidement conclu à un suicide, mais elle est décédée de 20 coups de couteau. Impossible qu’elle se soit infligé elle-même ces blessures, surtout celles dans le dos ! Son histoire en est une de corruption et d’enquête policière bâclée.

Tu t’envoleras bientôt pour la France, afin d’aller présenter ce nouveau livre.
V.: McSkyz et moi serons présents au festival Quais du polar, à Lyon. Chaque fois que je vais en Europe pour le travail, mon mari m’accompagne. Il en profite pour faire du contenu pour ses médias sociaux et son site web. Notre fils sera aussi du voyage.

Est-ce le premier séjour de Cole en Europe ?
Bob : Non. J’ai visité Paris avec lui l’an dernier. Mais comme il était âgé de six mois, je pouvais aller découvrir les menus de différents restaurants pendant qu’il faisait la sieste dans sa poussette. C’est à Paris que notre fils a mangé son tout premier aliment solide à vie : une crème glacée à la figue, et il avait adoré ! Un an plus tard, il mange de tout, il marche, il court... notre séjour père-fils dans la Ville Lumière sera complètement différent. Je vais devoir adapter mon itinéraire en fonction de Cole.
De quelle façon ?
B.: Au lieu d’aller visiter des restaurants plus chics, Cole et moi irons à la recherche des meilleurs endroits où l’on peut manger sur le pouce, ce que les Français surnomment le street food. Je suis persuadé que nous aurons bien du plaisir ensemble.
V.: Même si je me sens choyée d’enchaîner les conférences, les entrevues et les dédicaces à Paris, il n’en demeure pas moins que c’est épuisant. Bob est un excellent soutien moral. Il se promène dans la ville avec Cole durant le jour et vient me rejoindre pour souper, une fois ma journée terminée.
Victoria, est-ce que la maternité a changé ton rapport au true crime ?
V.: Durant ma grossesse, toutes les histoires de femmes enceintes assassinées ou disparues venaient particulièrement me toucher. Présentement, ce sont les histoires de bébés qui me chavirent le cœur. On dirait que ma sensibilité suit la courbe de croissance de mon fils. Cela dit, être maman ne m’empêche pas de plonger dans des sujets plus délicats, puisque mon but est de sensibiliser les gens pour éviter que de telles histoires se reproduisent.
En 2024, vous avez pris une grande décision : déménager à la campagne, dans la région de la Mauricie.
B.: Deux ans plus tard, on est toujours aussi heureux de notre décision. Vic et moi, on vient quand même assez souvent à Montréal pour le travail, mais quand on rentre à la maison, on retrouve notre petit coin de paradis.
V.: Chaque matin, on déjeune en regardant le fleuve. Le rythme de vie est beaucoup plus zen à la campagne. On a le feeling de vivre dans un chalet... mais à l’année ! Je suis persuadée que notre indice de bonheur est plus élevé depuis qu’on habite à la campagne. (rires) Pour ce qui est du voyagement, nous sommes à deux heures de Montréal, une heure de Québec et 20 minutes de Trois-Rivières. Ça se fait super bien !
B.: Lorsque j’ai rencontré Victoria, j’avais un pied-à-terre à Montréal et une maison à Latuque, pour me rapprocher de mon fils aîné, Elvis (16 ans), qui habitait la région avec sa maman. Je souhaitais n’habiter qu’à un seul endroit, idéalement sur le bord de l’eau. Mon rêve est devenu réalité aujourd’hui, avec la femme de ma vie en plus.
Vous évoluez tous les deux dans les médias. Comment vous organisez-vous avec Cole ?
V.: Jusqu’à présent, la vie est bonne pour nous : lorsque je suis dans un gros rush, c’est plus calme pour Bob et vice versa. Lorsque je tourne des vidéos pour ma chaîne YouTube, Bob s’en va se promener avec Cole ou j’enregistre pendant que mon fils fait la sieste.
B.: Cole a commencé la garderie il y a un mois. Ça lui permet de voir des amis et de notre côté, on peut se retrouver.
Lors du premier anniversaire de votre fils en octobre dernier, vous avez préparé toute une surprise pour vos proches. Pouvez-vous nous en dire plus ?
B.: Nous nous sommes mariés au Portugal le 1er décembre 2022, mais cette union n’était pas reconnue par la loi. Avec l’arrivée de Cole, nous nous sommes dit qu’il fallait remédier à la situation. Notre première idée était d’aller tout simplement signer des papiers au Palais de justice pour officialiser notre mariage...
V.: Puis, on s’est dit : « Pourquoi ne pas inviter nos familles respectives ? » Comme le premier anniversaire de notre fils arrivait à grands pas, on a décidé d’organiser un mariage-surprise devant nos proches. Ils se sont donc présentés à la maison pour la fête de Cole, sans se douter que nous allions nous marier.
B.: seules quelques personnes étaient dans le secret, dont mon frère, qui était notre célébrant.
Comment vos proches ont-ils réagi ?
B.: Personne ne s’en doutait. À un moment donné durant la fête de Cole, on a demandé à nos invités de monter au deuxième étage. En voyant la terrasse toute décorée, les gens ont compris qu’ils allaient assister à notre mariage. C’était hyper touchant, tout le monde pleurait.
V.: Sincèrement, je ne voudrais pas d’un gros mariage devant 150 personnes. Cette cérémonie intime, uniquement devant nos proches à la maison, c’était tout simplement parfait.
En terminant, qu’est-ce qui vous occupera ce printemps ?
V.: La promotion du livre Crimes sans frontières se poursuit. Début avril, je serai au Salon international du livre de Québec avec mon coauteur, McSkyz. Je continue toujours de publier des vidéos de true crime sur ma chaîne YouTube. J’apprécie le fait que mon travail me permette de passer du temps de qualité avec ma famille, à la maison.
B.: De mon côté, je fais partie de l’équipe de recherche et développement pour la chaîne de restaurants Normandin. Développer de nouveau menu me permet de renouer avec mon premier amour : la restauration. Vous pouvez aussi me voir comme chef invité à Salut Bonjour week-end, et je suis en tournée de promotion à travers les épiceries du Québec avec ma gamme de vins, Le Barbèque à Bob le chef.