Victoire en Caroline: Comme un troisième Bowser
Le résultat de ce premier match ne risque pas de définir la suite de cette série.

Jean-Nicolas Blanchet
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RALEIGH | Le résultat est impressionnant. Mais c’est un autre match qui n’a pas été reposant pour le Canadien. Je vous le dis, Montréal devra vider sa batterie chaque match pour passer au tour suivant.
Le Lightning, c’était un monstre. C’était éreintant du début à la fin.
Pas le temps de souffler et direction Buffalo. C’est l’équipe la plus puissante de la ligue depuis décembre. En pressant le fruit déjà pressé 14 fois, le Canadien réussi à avoir le dessus.
Et là, encore pas le temps de relaxer ou de laver les bobettes. C’est reparti contre un nouveau monstre, encore plus redoutable, en Caroline.
Je fais juste écrire des textes et je suis à moitié mort seulement à suivre tout ça. Imaginez Nick Suzuki.
La fin du dodo pour les Canes
C’est bien l’fun cette victoire du Canadien, mais je ne crois pas que les Hurricanes manqueront de confiance pour le reste de la série. Ils se sont juste réveillés de leur long dodo. Ça faisait 11 jours qu’ils attendaient le CH dans un spa détente en se faisant enlever la peau morte par les petits poissons.
Avec une avance de 4 à 1 après une période, on se disait que le CH pouvait enfin respirer un peu.

Non. Ça ne marche pas comme ça.
Soudainement, en deuxième période, c’est comme si le match était un jeu vidéo et quelqu’un avait mis le niveau expert à la manette du Canadien. En fait, je n’avais pas vu Montréal se faire dominer ainsi depuis le début des séries. Les tirs ont été 11 à 3 lors de ce deuxième vingt.
Au total dans le match, les Hurricanes ont eu 33 chances de marquer contre 19 pour le CH, selon les robots de Naturalstattrick.
Ça risque donc d’être encore un duel très relevé. C’est ça les séries du CH. Comme si tu jouais à Mario Bros, et qu’il n’y avait pas de tableau tranquille. Tu commences la cassette en affrontant le Bowser final. Tu survis ou tu as à peine le temps de reprendre vie, puis tu tombes ensuite sur un autre Bowser encore plus méchant, et ainsi de suite, dans chaque nouvelle ville comme dans un nouveau monde.
Dobes change encore tout
Jakub Dobes a été de loin supérieur à son vis-à-vis Frederik Andersen.
Surtout sur les deux premiers buts. Je ne suis pas spécialiste en gardien de but, mais se coucher à plat ventre quand Cole Caufield a le parfait contrôle de la rondelle devant toi, il me semble que ce n’est pas une idée de génie.

On m’avait dit que c’était l’une des foules les plus bruyantes de la ligue. Les fans ici s’autoproclament même les meilleurs partisans de la ligue.
Dans le fond, ils étaient plutôt plates.
Avant la présentation de l’alignement partant, je pouvais jaser avec mon voisin comme si de rien n’était. À Montréal, même si je crie, on ne s’entend pas.
Ensuite, la foule a agité sa serviette blanche quelques secondes. Ce n’était pas pire. Mais à des années-lumière de Buffalo, qui est à des années-lumière de Montréal.
Les Hurricanes étaient loin d’être battus malgré l’avance de 4 à 1. Ç’a été une pétarade contre Jakub Dobes. Malgré quelques regains de vie, ça faisait souvent monastère comme ambiance au lieu d’être la foule en délire. Avec 7 minutes à faire et trois buts d’écart, la moitié de la foule avait déjà sacré son camp.
Le contraste était impressionnant. C’était chaud et festif dehors avant le match. C’était glacial et dull en dedans.