Victoire du Canadien en prolongation: le dernier rang évité de justesse

Jonathan Bernier
Partager
Toute bonne chose a une fin. Toute mauvaise aussi. En arrachant une victoire de 4 à 3 en prolongation aux Blue Jackets, le Canadien a remporté un premier match en bris d’égalité après quatre revers. Il a également célébré un premier gain alors qu’il accorde le premier but.
Vaincu lors des 12 premières occasions, c’était la seule formation à ne pas y être arrivée.
Même s’il devra apprendre à conserver ses avances, le Tricolore amorce bien cette séquence de trois matchs sur les patinoires adverses. Pour une deuxième fois en 24 heures, la troupe de Martin St-Louis a vu l’adversaire pousser la rencontre en prolongation.
Au moins, cette fois, grâce à Nick Suzuki, la formation montréalaise a pu ajouter deux points supplémentaires à son dossier. Deux points qui l’assuraient d’éviter l’affront de se réveiller au 32e et dernier rang du classement général. Ça va peut-être venir.
Obtenant un premier départ en 16 jours, Cayden Primeau a repoussé 21 tirs pour savourer sa première victoire en un mois. Une performance qui arrive à point pour le gardien américain. En raison de ses tenues hasardeuses depuis le début de la saison, on commençait à remettre en question son avenir à court terme avec le Canadien.
Cela dit, trois buts sur 24 tirs, ça équivaut à un taux d’efficacité de 0,875. Mais évitons de cracher dans la soupe. On aura assurément l’occasion de le refaire.
Revoilà Slafkovsky
Même chose du côté de Juraj Slafkovsky. Joueur le moins utilisé par Martin St-Louis mardi lors de la visite de l’Utah, le Slovaque est revenu dans les bonnes grâces de son entraîneur. Un peu.
Slafkovsky a marqué pour la première fois depuis le 14 octobre. Il s’est également fait complice du 13e but de Cole Caufield pendant une supériorité numérique.
On ne partira pas en peur avec une soirée de deux points, surtout que le reste de sa soirée a été plutôt tranquille.
Toutefois, ce qu’il y a d’intéressant, c’est que l’attaquant de 20 ans a récolté ces deux points en mettant en application ce que ses entraîneurs lui répètent souvent: faire confiance à son lancer (quel tir des poignets il a servi à Elvis Merzlikins!) et placer la rondelle de façon à éviter les revirements coûteux. Le relais qu’il a servi à Caufield a permis à ce dernier d’obtenir une échappée.
Un 13e but pour le numéro 13 au domicile de la dernière équipe de Johnny Gaudreau. C’est poétique.
Parlant de Caufield, on le voit diriger beaucoup plus de tirs en direction du filet. Mardi, il en a obtenu huit, dont trois cadrés. Hier, ce fut 10, dont cinq cadrés.
C’est ce qu’on appelle du volume.
Gallagher en guise d’exemple
À la droite de Slafkovsky, St-Louis avait choisi d’insérer Brendan Gallagher. Peut-être pour lui montrer comment s’impliquer physiquement. Après avoir distribué 10 mises en échec mardi soir, le petit guerrier du Tricolore a jeté les gants contre Zach Werenski.
Pas certain que ça aurait valu une place sur les cassettes VHS Rock'Em Sock'em de Don Cherry, mais l’intention de ne pas se laisser marcher sur les pieds était là.
Pour un deuxième match de suite, le Canadien était privé des services de Mike Matheson. Contrairement à la veille, où St-Louis avait envoyé Lane Hutson sur les deux unités de supériorité numérique, l’absence de l’arrière de Pointe-Claire a permis à Justin Barron d’obtenir un peu de temps de jeu avec l’avantage d’un homme.