Victoire de Mikaël Kingsbury: le guépard était prêt à bondir sur sa proie

Richard Boutin
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L’entraîneur-chef de l’équipe canadienne a comparé l’attitude de Mikaël Kingsbury à un guépard, dans cette journée historique pour le ski de bosses qui a finalement obtenu deux épreuves aux Jeux olympiques.
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Michel Hamelin raconte que son protégé a été calme toute la journée en dépit de l’enjeu élevé et des grandes attentes, mais qu’il était prêt à bondir sur sa proie dès qu’il s’est retrouvé dans le portillon de départ. «Mik était comme un guépard au soleil, a-t-il imagé. Il était calme et bougeait lentement pour conserver toute son énergie, mais il se mettait à la poursuite de sa gazelle dès le signal de départ.»
«J’ai rarement vu Mik aussi aiguisé que pour cette finale de bosses en parallèle, de poursuivre Hamelin, qui travaille avec le roi des bosses depuis huit ans. Il n’avait pas encore gagné une médaille d’or en Italie et il était présent sur la tâche.»

Dans un sport où la constance est très difficile à obtenir, Hamelin estime qu’il s’agit de tout un défi de gagner une médaille d’or olympique. «C’est vraiment difficile de gagner l’or et encore plus deux fois. Tout peut arriver en bosses comme on l’a vu à l’épreuve individuelle quand Cooper Woods est sorti de nulle part pour gagner l’or.»
Un soulagement
Kingsbury était soulagé d’avoir pu conclure son parcours olympique avec une médaille d’or. «C’était l’objectif qu’on visait. Mik est soulagé. Cette médaille est différente de la première et c’est aussi celle qui a été la plus difficile à gagner.»
«C’est la première fois de sa carrière que Mik met de côté la Coupe du monde et le Globe de cristal, d’ajouter Hamelin. Le plan était très différent en raison de sa blessure. J’ai été ferme en Finlande en novembre en lui demandant de renoncer à la finale. Il a accepté la décision parce que cela aurait brisé le lien de confiance s’il m’avait mis au défi. Ce n’est pas la blessure la plus sérieuse, mais c’est très difficile de revenir à cent pour cent.»
Entraîneur de l’équipe féminine aux Jeux olympiques de Pyeongchang en 2018, Hamelin veille depuis sur tous les athlètes. Le coach a alors retrouvé Kingsbury. «Parce que je coachais les filles, on ne pensait plus travailler ensemble. On a travaillé ensemble de 8 à 12 ans avant de se retrouver au sein de l’équipe de développement sur le circuit NorAm. Mik est bon, il est malléable et c’est l’athlète le plus facile que j’ai coaché.»