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Victoire de 2 à 1 à Toronto: le Canadien n'était pas loin de la perfection

Getty Images via AFP
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-12-07T05:00:00Z

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TORONTO | Martin St-Louis se plaît souvent à dire que faire les bonnes choses et s’appliquer à la tâche ne garantit rien, mais que ça aide.

Face aux Maple Leafs, cette maxime a pris tout son sens.

Le Tricolore a possiblement joué l’un de ses meilleurs matchs de la saison. La deuxième période, en tout cas, fut aux antipodes des performances qu’il offre habituellement.

Néanmoins, il lui a fallu tout son petit change et une feinte spectaculaire d’Alexandre Texier en tirs de barrage pour venir à bout des Torontois par la marque de 2 à 1.

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«Simplement pour le processus et l’application de nos standards, c’est un match très encourageant. Mais aller chercher, en plus, les deux points, c’est bon pour la confiance du groupe », a déclaré Martin St-Louis, au terme de la rencontre.

Il s’agissait d’une première victoire pour le Canadien dans la Ville-Reine, en saison régulière, depuis le 13 janvier 2021.

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D’ailleurs, c’était la septième fois de la saison que le Tricolore avait besoin de la période supplémentaire ou de la séance de tirs de barrage pour l’emporter. Sept fois sur 15 victoires.

Domination du premier trio

Si les Montréalais n’ont pas été en mesure de retourner au vestiaire avec une avance plus confortable qu’un seul but après 40 minutes, c’est surtout en raison du travail de Dennis Hildeby, troisième gardien dans la hiérarchie des Leafs.

Le géant suédois a stoppé 13 des 14 tirs auxquels il a fait face, pendant que ses coéquipiers ne mettaient Jakub Dobes à l’épreuve qu’à trois occasions. Cole Caufield, en supériorité numérique, a été le seul à le déjouer. Le numéro 13 a maintenant inscrit au moins un point à chacun de ses 10 derniers matchs.

« On méritait ce match-là. On a dominé la deuxième période sans être capable de creuser l’écart davantage », a indiqué l’entraîneur-chef du Canadien.

Le premier trio, de nouveau composé de Juraj Slafkovsky, Nick Suzuki et Cole Caufield, a été spectaculaire. Si on ajoute les huit tirs combinés de Mike Matheson et de Noah Dobson, qui sont la plupart du temps jumelés à eux, cette unité a décoché 19 des 34 tirs de l’équipe.

Il reste seulement à souhaiter qu’elle soit un peu plus opportuniste. C’est bien de dire que l’attaque massive a marqué lors de sept de ses 14 occasions (quelle passe d’Ivan Demidov à Caufield!), mais à forces égales, le Tricolore n’a marqué que deux buts à ses quatre derniers matchs (contre cinq en supériorité numérique).

Pas trop de zones grises

Pendant ce temps, le gros trio des locaux a été limité à six lancers.

« On a joué un match pas mal complet. On a joué selon notre identité en échec-avant, on est allé chercher du temps en zone offensive, on s’est très bien défendu », a louangé l’entraîneur-chef du Canadien.

Près de Dobes, les Montréalais ont également fait tout un travail. Malgré la présence d’Auston Matthews, de Matthew Knies et de Nicolas Roy, absents lors de la visite des Leafs à Montréal, il y a deux semaines, les joueurs vêtus de blancs n’ont jamais paru désemparés ou mélangés comme ce fut le cas trop souvent récemment.

Les moments de zone grise, le thème en vogue lors des mêlées de presse d’avant-match, ont été minimes.

« J’ai noté une grosse amélioration dans notre zone, a d’ailleurs soutenu St-Louis. Et les autres facettes du jeu n’ont pas été affectées. C’est ce que tu recherches comme entraîneur. »

C’est une erreur isolée d’Oliver Kapanen, en supériorité numérique, qui a mené au seul but des Leafs : un but inscrit par Scott Laughton sur un violent tir frappé décoché alors qu’il était en échappée.

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