Veyre vise le triplé féminin
Elle se battra pour une ceinture, samedi, au Mexique


Dave Lévesque
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Il y a eu Mary Spencer, puis Jessica Camara. C’est maintenant au tour de Caroline Veyre de se battre pour une ceinture.
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Il y a deux semaines, Spencer a remporté le titre intérimaire des super-mi-moyennes de la WBA et, samedi dernier, Camara a conservé sa ceinture WBA Gold des poids légers.
Ce samedi, Veyre (7-0) affrontera Joana Chavarria Lopez (6-5-1, 2 K.-O.) à Naucalpan, au Mexique, pour le titre WBA International des poids plumes (126 lb).
«Ça montre tout le talent qu’il y a dans la boxe québécoise en ce moment, c’est bon qu’on ait la chance de se faire connaître sur la scène mondiale», a lancé Veyre lors d’une visioconférence, mercredi.
Une première
Il s’agira pour la boxeuse québécoise d’une première occasion de se battre pour un titre.
«Pour moi c’est vraiment un combat que j’attendais pour pouvoir progresser et aller plus loin dans ma carrière, je voulais un combat pour une ceinture depuis longtemps déjà.»
Chavarria Lopez n’a pas une fiche extraordinaire, mais Veyre estime qu’elle ne dit pas tout sur celle-ci.
«Elle a fait plusieurs combats au Mexique qui ne sont pas répertoriés. C’est une fille qui va de l’avant, qui met beaucoup de pression et qui lance beaucoup de coups quand l’adversaire est dans les câbles alors je vais devoir être très mobile.»
Changement bénéfique
Veyre, qui a travaillé avec Danielle Bouchard et Stéphan Larouche par le passé, a pris le chemin de Las Vegas, plus tôt cette année, afin d’ajouter des cordes à son arc.
«Je sentais que j’avais besoin de pousser mes limites un peu plus, j’étais trop dans une zone de confort et j’avais besoin de faire du sparring avec des pros et ça m’a beaucoup aidée.»
Elle travaille notamment avec l’entraîneur Flick Emanuel Jr et il la pousse dans ses derniers retranchements.
«Les entraînements ici sont tellement difficiles et ça confirme que j’ai fait le bon choix. Les deux premières semaines à Vegas, mon corps était choqué, je ne pouvais pas bouger. Je sortais des entraînements en pleurant, je ne pensais pas que je pouvais atteindre ce niveau.
«Chaque fois, je dépasse mes limites, j’arrive à faire des choses que je ne pensais même pas être capable de faire.»
Ainsi, il lui est arrivé de disputer douze rounds d’entraînement le matin et d’en faire six autres en après-midi.
«Je n’étais même pas fatiguée. Je m’impressionne moi-même. Je ne pourrais pas être plus en forme, j’ai fait plusieurs dix-rounds, je peux aborder ce combat avec sérénité et assurance.»
Ça tombe bien, car tous ses combats professionnels se sont rendus à la limite et elle disputera son premier duel de dix rounds samedi.