Vers une surenchère de tarifs douaniers pendant la campagne électorale fédérale?
TVA Nouvelles
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La campagne électorale fédérale qui est sur le point d’être déclenchée pourrait nuire au Canada dans la guerre commerciale si les candidats décident d’utiliser la méthode forte contre Donald Trump, craint l’analyste politique Philippe-Vincent Foisy.
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Étant donné que la stratégie de Doug Ford d’imposer des tarifs sur les exportations d’électricité a été bien accueillie, M. Foisy craint que les différents partis politiques soient tentés d’y aller d’une surenchère de mesures fortes au détriment d’une approche plus mesurée.
«En période électorale, ce n’est souvent pas un bon moment pour avoir la tête froide, mentionne-t-il à l’émission Le Québec matin, jeudi. C’est un moment où l'on veut plaire à l’électorat, et ça plaît à l’électorat d’y aller fort avec Donald Trump.»
«J’ai peur, ou je me pose la question au moins, à savoir s’il y aura une surenchère pendant cette élection, ajoute-t-il. Est-ce que par exemple Pierre Poilievre va sortir et dire "nous les tarifs, ce ne sera pas 25%, ça va être 50%" et "nous on va en mettre plus" et là "si toi tu en fais plus, je vais en faire plus aussi".»
La personne qui sera élue à la tête du pays devra choisir le type d’approche qu’elle privilégiera pour faire face à Donald Trump.
«Ce prochain premier ministre-là devra décider vite, est-ce qu’il joue les gros bras? Si oui, il faut qu’il soit prêt à jouer les gros bras jusqu’au bout, ou bien on va adopter une autre approche plus cartésienne et plus négociatrice, avance M. Foisy. Tout ça devra être réfléchi mûrement pendant l’élection pour éviter qu’on dérape. Est-ce que les électeurs vont être prêts aussi à quelqu’un un peu plus tranquilles?»
L’analyste politique estime que pour l’instant, le gouvernement fédéral s’est avéré très prudent dans sa réponse.
«En ce moment, on n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent, soutient-il. On a des slogans des deux côtés. On a des prises de position quand il faut répondre tarif pour tarif. Mais est-ce que c’est la bonne solution? Est-ce qu’on est capable d’avoir une stratégie un peu plus précise?»
«Il y a plein de façons de s’attaquer à monsieur Trump qui ne sont pas nécessairement sexy politiquement, renchérit-il. On pourrait être un peu plus créatifs.»
Voyez l’analyse complète dans la vidéo ci-dessus