Vers une foule record pour la rivalité Carabins-Rouge et Or


Stéphane Cadorette
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Les duels attendus entre les Carabins et le Rouge et Or sont toujours disputés devant de grosses foules, mais, encore mieux, le choc de samedi soir laisse présager un record. Quelque 19 500 personnes devraient s’entasser au stade TELUS-UL pour ce nouveau chapitre de la plus épique rivalité du football universitaire canadien.
Un match «en blanc» d’ouverture locale pour le Rouge et Or, les traditionnels tailgates à perte de vue, une température qui s’annonce clémente et l’équipe classée première au pays en visite chez celle qui loge au troisième rang: tous les ingrédients d’une mémorable soirée sont en place.
Au moment d’écrire ces lignes, le Rouge et Or annonçait que 17 500 billets avaient été vendus. Il y a fort à parier que le record de 19 381 spectateurs établi en 2019 sera battu, selon l’organisation. Que ceux qui pensent arriver 10 minutes à l’avance pour siroter une bière se le tiennent pour dit!
Il s’agit de la première fois depuis 2016 que le Rouge et Or reçoit les Carabins pour son match d’ouverture. Rien de tel pour tenter de digérer l’affront du balayage subi aux mains des Montréalais l’automne dernier.
«On joue contre les champions canadiens, chez nous, devant une grosse foule. Ce n’est pas de la pression, tu dois embrasser le défi. Les trois défaites de l’an passé, on ne s’en reparle pas. Ce n’est plus important pour nous. On va savoir où on se situe et on va répondre à beaucoup de questions», a résumé l’entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin, en conférence de presse pour lancer les hostilités.
Pas un match comme un autre

Le pilote expérimenté sait que plusieurs voient cet affrontement comme une revanche de la Coupe Dunsmore, remportée 12 à 6 en novembre dernier par les Bleus. Il y voit plutôt deux éditions différentes de ces deux équipes. Surtout la sienne, qui a perdu une douzaine de partants.
«On a une version plus jeune, mais on est confiant en nos objectifs», a-t-il indiqué.
Constantin n’ira tout de même jamais jusqu’à dire qu’un duel face aux Carabins est un match comme un autre. Ce serait plutôt ardu de faire avaler un tel cliché.
«Chez les pros, les Steelers jouent contre les Browns ou les Ravens. Ils jouent leur game, c’est intense, mais après ils ramassent leur chèque et retournent chez eux. Ici, cette rivalité nous nourrit tout l’hiver à l’entraînement. C’est spécial et unique, c’est la plus grosse rivalité au Canada. On est choyés d’avoir des rivalités comme ça sur une scène qui rejoint autant de personnes», s’est-il exalté.
Les joueurs sont prêts

On a beau dire que le Rouge et Or et les Carabins ont été habitués à des foules importantes, il s’agit toujours d’un moment exaltant pour un étudiant-athlète de sauter sur le terrain, dans un contexte difficile à saisir entièrement pour le commun des mortels.
«Contre Montréal, ce n’est pas juste une game, c’est un événement. Quand on sort du vestiaire et qu’on rentre sur le terrain, on voit tout le monde sur la piste et dans les estrades qui fait du bruit. C’est dur à expliquer ce qu’on ressent. Il faut le vivre pour le comprendre, c’est vraiment incroyable», a mentionné le porteur de ballon Alex Duff.
LES PLUS GROSSES FOULES AU ROUGE ET OR
2019
19 381 spectateurs (contre Montréal)
2005
19 200 spectateurs (contre McGill)
2002
19 126 spectateurs (contre Concordia)
2013
18 543 spectateurs (contre Calgary – Coupe Vanier)