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Vengeance de l’Iran: doit-on craindre des attentats à la «bombe sale» en Occident?

Photo portrait de Samuel Roberge

Samuel Roberge

2026-03-01T22:32:32Z

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L’Iran entend répliquer à la mort de son chef suprême à travers ce que certains qualifient d’un protocole nommé « Vengeance rouge ». Et la République islamique pourrait franchir des limites jusqu’à maintenant impensables, selon une politologue.

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Bien qu’il n’ait jamais été confirmé que le régime iranien ait accès à l’arme nucléaire, l’Iran pourrait organiser des attentats et même utiliser des « bombes sales » pour étendre sa vengeance jusqu’en Occident, estime Hanieh Ziaei, membre de l’Observatoire sur le Moyen-Orient à la Chaire Raoul-Dandurand de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

« Dans le mode opératoire de la République islamique d’Iran, on va parler de stratégie de terre brûlée. Et qu’est-ce que ça veut dire ces stratégies ? C’est-à-dire que si on vient à chuter, on va entraîner le plus de pays ou de monde possible avec nous dans notre chute et c’est cette idéologie qui est encore très présente et qui est encore très puissante malgré la mort du guide suprême », explique-t-elle en entrevue sur les ondes de LCN, dimanche.

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Selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) des États-Unis, une bombe sale correspond à « un mélange d’explosifs, tels que de la dynamite avec de la poudre ou des pastilles radioactives ». Ce n’est pas une arme nucléaire, mais la déflagration vise à propulser « des matières radioactives aux alentours ». Les experts soulignent que son impact est surtout psychologique et contaminant, plutôt que destructeur à grande échelle.

Drapeau rouge

Plusieurs médias, notamment la chaîne de télévision indienne NDTV, rapportent qu’un drapeau rouge a été érigé au sommet de la mosquée de la ville de Qom, en Iran, symbole de colère et de désir de vengeance parmi les partisans de l’ayatollah Ali Khamenei tué dans des frappes israéliennes et américaines survenues samedi.

« On vient de toucher le symbole le plus puissant, qui est la tête de l’État, qui est au sommet de l’État », soutient Mme Ziaei.

« [Mais] la mort de Khamenei [...] ne veut pas forcément dire la fin de l’idéologie – il ne faut pas se tromper », poursuit-elle. « L’idéologie est toujours là, le régime est toujours en place. »

Et une réplique de ceux qui reprendront les rênes du pays doit être attendue, selon l’experte.

« À la suite des heures qui ont suivi l’annonce officielle de la mort du guide suprême, on parle d’un protocole, le déclenchement d’un protocole qu’on va nommer vengeance rouge », souligne-t-elle. « L’idéologie ne dépend pas d’un individu. Vous avez en fait un système qui est là, l’idéologie ne va pas disparaître à la suite du décès. »

Voyez l’entrevue intégrale dans la vidéo ci-haut.

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