«Vénézuéliens, l’heure de la liberté est arrivée», lance la cheffe de l’opposition et prix Nobel Maria Corina Machado
AFP
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«L’heure de la liberté est arrivée», a lancé samedi la cheffe de l’opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado, prix Nobel de la paix 2025, après la capture du président Nicolas Maduro par les États-Unis.
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«Vénézuéliens, l’heure de la liberté est arrivée», a-t-elle écrit dans un communiqué dans les réseaux sociaux, estimant que le candidat de l’opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne, devait «assumer immédiatement» la présidence.
Il «doit assumer immédiatement son mandat constitutionnel et être reconnu comme commandant en chef de la Force armée nationale par tous les officiers et soldats qui la composent», dit la lauréate du prix Nobel.

«Aujourd’hui, nous sommes prêts à faire valoir notre mandat et à prendre le pouvoir. Restons vigilants, actifs et organisés jusqu’à ce que la transition démocratique se concrétise», a-t-elle dit. «Il est temps que la souveraineté populaire [...] dirige notre pays. Nous allons remettre de l’ordre, libérer les prisonniers politiques, construire un pays exceptionnel et ramener nos enfants à la maison.»
«Nous avons combattu pendant des années, nous avons tout donné, et cela en valait la peine. Ce qui devait arriver est en train d’arriver. C’est l’heure des citoyens», a-t-elle encore écrit, concluant: «Le Venezuela sera libre».
Cheffe de l’opposition, Mme Machado, qui vivait dans la clandestinité depuis juillet 2024 avant de recevoir son Nobel à Oslo en décembre, n’avait pu se présenter à la présidentielle de juillet 2024, déclarée inéligible par le pouvoir.
M. Gonzalez Urrutia, jusqu’alors inconnu, l’avait remplacée au pied levé, mais c’est elle qui avait fait campagne en rassemblant des foules.
Nicolas Maduro avait été proclamé vainqueur par le Conseil national électoral (CNE) qui n’a jamais communiqué les résultats détaillés du scrutin de juillet 2024, arguant d’une attaque informatique.

L’opposition, qui a publié les procès-verbaux de bureaux de vote – qualifiés de faux par le pouvoir –, a dénoncé une fraude et assuré que M. Gonzalez Urrutia était le vainqueur légitime.
La proclamation de la victoire de M. Maduro a été suivie de troubles qui ont fait 28 morts. Quelque 2400 personnes avaient été arrêtées lors de la contestation postélectorale, 2000 ayant été libérées par la suite, de source officielle. Un groupe de personnes encore incarcérées avait été libéré fin décembre.
Une mission de l’ONU a récemment souligné que la répression s’était intensifiée ces derniers mois.