Variants: «Ça pourrait reflamber rapidement»
TVA Nouvelles
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Bien qu’il semble y avoir chaque jour un peu moins de nouvelles infections à la COVID-19 au Québec, le Dr François Marquis, chef des soins intensifs de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, dit ne pas ressentir encore les effets tangibles de ce bilan qui semble s’améliorer.
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«Nous, on n’a pas encore eu le mémo qui dit que la situation s’améliore, a lancé le Dr Marquis, en entrevue sur les ondes de LCN, vendredi matin. Nos patients continuent de rentrer allègrement.»
Même si la situation est très loin d’être revenue à la normale à Maisonneuve-Rosemont, il reconnaît toutefois qu’une certaine stabilisation des hospitalisations s’opère dans la grande région de Montréal.
«C’est une réalité, mais une réalité fragile», insiste-t-il en ajoutant que cette stabilisation devrait aussi se produire dans l’est de la métropole, où il travaille.
L’Hôpital Maisonneuve-Rosemont est un hôpital particulièrement achalandé qui dessert une grande population, pandémie ou non. L’établissement, par ailleurs, dessert les quartiers les plus touchés par la COVID-19: Montréal-Nord, Rivière-des-Prairies, Montréal-Est et Anjou, notamment.
Cette accalmie dans la transmission de la COVID-19 ne doit pas être prise pour une victoire. Il faut faire preuve d’une extrême vigilance, surtout à la suite de l’apparition des variants.
Sept cas du variant britannique ont été décelés dans la province, a déclaré jeudi Horacio Arruda. Il n’est pas exclu qu’il y en ait plus.
«Si le variant est plus contagieux, ça peut reflamber, et rapidement. Le pire ce serait que ça se produise dans des régions relativement épargnées. Ce serait dommage», observe le Dr Marquis.
- Écoutez l'entrevue de Dominic H Daoust, pilote de ligne au micro de Geneviève Pettersen sur QUB radio:
Assouplissement des mesures?
Si le gouvernement Legault a annoncé qu’il serait possible de voir certains assouplissements des restrictions sanitaires à partir du 8 février, le Dr Marquis craint que la hâte fasse perdre de nombreux acquis dans la lutte contre la pandémie.
«Trop rouvrir pourrait nous faire perdre énormément de terrain. Surtout qu’on ne sait pas tout à fait combien il y a de variants. C’est un moment déterminant pour le gouvernement. Un déconfinement trop raide risque de nous faire reculer», insiste-t-il.
«J’ai aussi hâte que tout le monde de revenir à la vie normale. Vaut mieux que ça prenne quelques jours de plus que d’être confrontés à une troisième vague agressive. Ça serait démoralisant pour tout le monde», conclut-il.