Eaux usées: étude prometteuse pour détecter le variant britannique
Agence QMI
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Une équipe de chercheurs d’Ottawa a mis au point un test afin de détecter le variant britannique de la COVID-19 dans les eaux usées.
«Je pense que cela sauvera la vie des gens», a déclaré en entrevue au Ottawa Citizen Patrick D’Aoust, chercheur en génie et étudiant au doctorat de l’Université d’Ottawa, qui a collaboré avec le Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO) dans le cadre de cette recherche.
Selon lui, le test dans les eaux usées pourrait permettre de découvrir la présence de la mutation dans une municipalité avant même qu’elle ne commence à faire des ravages.
De plus, les chercheurs sont d’avis que cette technique s’avérera moins coûteuse que le séquençage génétique, qui est actuellement effectué en laboratoire.
Cette manière de faire ne permet en effet que de diagnostiquer une personne à la fois. Bref, il faut ainsi faire plusieurs séquençages génétiques, et donc plusieurs jours, avant de confirmer que la mutation est bel et bien implantée dans une communauté.
«Nous pouvons tester quotidiennement un million de personnes à Ottawa pour le même coût que de faire un test de séquençage (génétique) pour détecter si quelqu'un a la variante en ce moment», a illustré Patrick D’Aoust.
Encore plusieurs questions
Les chercheurs ont appris que les premiers résultats de leur étude étaient concluants la semaine dernière.
Pour ce faire, ils ont testé les eaux usées d’une municipalité où ils savaient que le variant britannique était présent.
Ils ont aussi fait l’analyse des eaux usées d’Ottawa, mais n’y ont pas noté la présence du fameux variant B117, qu’on dit jusqu’à 70% plus contagieux que le coronavirus à l’origine de la pandémie.
Pourtant, il a été révélé que trois voyageurs de la capitale fédérale avaient contracté la mutation.
L’équipe de chercheurs a estimé qu’il doit y avoir entre 50 et 100 cas dans une ville pour que le B117 soit visible dans les eaux usées.
La suite de leurs travaux sera publiée dans les prochains jours, alors qu’on tente également de trouver un moyen pour détecter les variants sud-africain et brésilien.
D’ici là, Ottawa est le seul endroit au pays où on publie sur une base quotidienne les résultats des analyses des eaux usées.
Il est possible de déceler le virus dans les eaux usées, car il est excrété dans les matières fécales.