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Le variant anglais représente «à peu près la moitié» des cas en France

Par Andréa BAMBINO | AFP

2021-02-25T19:39:06Z

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Le variant anglais du coronavirus, plus contagieux, «concerne désormais à peu près la moitié des personnes» contaminées par le COVID en France, où de nouvelles mesures de restrictions territorialisées pourraient être mises en place, sans aller pour l'heure à un nouveau confinement.

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«Nous savons depuis la fin janvier qu'il se diffuse à bas bruit et qu'il est susceptible de produire, à un moment donné, une nouvelle flambée épidémique parce qu'il est plus contagieux», a déclaré jeudi le premier ministre Jean Castex en évoquant ce seuil, lors d'une conférence de presse.

Ce variant, qui représentait moins de 40% des cas selon des chiffres diffusés il y a une semaine, fait craindre une explosion épidémique en France.

Il est déjà très prépondérant à Dunkerque (nord), où les contaminations ont explosé depuis deux semaines.

Cette forme est également plus présente en Ile-de-France (région parisienne), où le taux d'incidence progresse chaque jour et a encore bondi de 280 à 301 cas pour 100.000 habitants sur sept jours entre dimanche et lundi, selon les derniers chiffres diffusés jeudi par l'Agence régionale de santé.

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Les autorités ont donc placé vingt départements sous «surveillance renforcée» en raison d'une circulation accrue de l'épidémie, et pourront faire l'objet de mesures de confinements locaux à partir du week-end du 6 mars si la situation continuait à se dégrader, a indiqué Jean Castex lors de cette conférence de presse au côté du ministre de la Santé Olivier Véran.

Outre l'ile de France, les départements concernés se situent en grande partie dans le nord et le sud-est.

Le chef du gouvernement a demandé aux préfets des départements concernés d'«engager des concertations avec les élus» pour «envisager, dans tout ou partie de ces territoires, des mesures de freinage proches de celles mises en place à Nice (sud-est) et Dunkerque».

Ces deux agglomérations sont désormais reconfinées le week-end pour contrer la flambée de COVID-19.

«La situation sanitaire de notre pays s'est dégradée au cours des derniers jours», a déploré jeudi le premier ministre, rappelant que la France a compté la veille plus de 30.000 cas positifs, «un chiffre que nous n'avions pas atteint depuis novembre» 2020. L'évolution générale de l'épidémie «ne nous permet pas, à ce jour, d'envisager des mesures de relâchement», a-t-il estimé.

Malgré cette dégradation, «il faut tout faire pour retarder» un confinement national afin de «laisser à la vaccination le temps de produire des effets», a estimé Jean Castex.

«Le confinement est un levier auquel nous devons recourir quand on ne peut pas faire autrement. Il faut le faire à bon escient, au bon moment et dans la bonne mesure», a-t-il ajouté.

Jean Castex a justifié la décision de ne pas reconfiner en janvier, qui «nous a permis de gagner du temps» pour vacciner davantage et préserver l'économie. Mais elle a «une contrepartie: être extrêmement réactif aux premiers signes de reprise» de l'épidémie.

Il a indiqué qu'à la mi-mai, «la totalité des personnes de plus de 50 ans se sera vu proposer une première injection» contre le COVID-19.

À ce jour, 2,6 millions de personnes ont reçu au moins une dose en France, dont 1,3 million de personnes ont été vaccinées avec les deux doses.

Preuve pourtant que des réticences à la vaccination perdurent, Olivier Véran a «enjoint» à tous les soignants de se faire vacciner massivement contre le COVID-19, soulignant que les réticences de certains professionnels, notamment dans les Ehpad, posaient un «problème» éthique.

«Ça me pose, je vous le dis, un problème comme ministre, comme médecin, comme citoyen. Il y a presque une question éthique derrière, donc, vraiment, il faut y aller, il faut se faire vacciner, c'est important», a insisté M. Véran.

Depuis le début de l'épidémie, 85.347 personnes atteintes du COVID-19 sont mortes en France, à l'hôpital ou en Ehpad, en très grande majorité des personnes âgées.

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