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À cause de la situation géopolitique, une Canadienne ne veut pas jouer aux États-Unis

Le contexte politique pourrait compliquer son retour à Los Angeles

Vanessa Gilles (n° 21) ne pense pas retourner jouer aux États-Unis dans le contexte politique actuel.
Vanessa Gilles (n° 21) ne pense pas retourner jouer aux États-Unis dans le contexte politique actuel. AFP
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2025-03-10T17:49:26Z

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La joueuse de soccer canadienne Vanessa Gilles ne se voit pas poursuivre sa carrière aux États-Unis parce que le contexte politique ne s’y prête pas. 

La défenseuse évolue actuellement pour l’Olympique lyonnais, mais son contrat vient à échéance en juin prochain.

Dans une entrevue accordée au quotidien Le Progrès, elle a indiqué qu’elle n’avait pas l’intention de retourner jouer dans la NWLS, une ligue féminine basée aux États-Unis.

«Je ne me vois pas repartir aux États-Unis avec la situation géopolitique actuelle. C’est un peu compliqué d’y retourner en tant que Canadienne», a expliqué Gilles.

Sa situation est particulière puisqu’elle porte les couleurs de l’OL en vertu d’un prêt de l’Angel City FC, le club de Los Angeles qui évolue dans la NWSL.

Négociations

L’athlète de 28 ans espère poursuivre sa carrière avec l’OL, dont elle porte le maillot depuis 2022.

«Je suis très contente à l’OL, j’adore la ville et le pays, car ça fait sept ans que je suis en France. On est en négociations, j’attends un retour de l’OL. J’aimerais rester, mais c’est entre leurs mains.»

Si elle dit qu’elle est en France depuis sept ans, c’est que son passage à Los Angeles n’est qu’une parenthèse de sept matchs. De 2018 à 2021, elle a porté les couleurs des Girondins de Bordeaux.

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Vanessa Gilles représente le Canada sur la scène internationale, mais est née d’un père parisien. Elle a disputé un match pour la France chez les moins de 23 ans.

Jouer au Canada?

L’article sous forme de questions et réponses aborde également le sujet de la Superligue du Nord, la toute nouvelle ligue féminine canadienne dont font partie les Roses de Montréal.

Gilles a été questionnée sur son désir d’y évoluer, elle qui a enfilé le maillot canadien à 48 reprises, en plus de remporter la médaille d’or olympique aux Jeux de Tokyo en 2021.

Gilles est demeurée évasive sur la possibilité qu’elle foule un jour les terrains canadiens, mais a salué l’arrivée du circuit.

«Je ne sais déjà pas ce que je fais dans trois mois, donc je ne pourrai répondre. Avoir une ligue professionnelle, c’est énorme pour nous. Cette ligue va nous permettre de donner des opportunités aux filles qui arrêtent leur carrière après l’université, ce qui est le cas pour toutes mes amies qui auraient adoré continuer à jouer. Cela va aussi nous permettre d’agrandir notre équipe nationale. On est la seule équipe dans le top 10, voire top 20, sans ligue professionnelle. Peut-être qu’un jour, je pourrai jouer devant mes proches, chez moi, pour ma ville. Qui sait?»

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