Vance salue l'avertissement «très profond» du pape sur l'IA

AFP
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Le vice-président américain JD Vance, catholique pratiquant ayant affiché de vifs désaccords avec le Vatican, a qualifié mardi de « très profond » le premier texte doctrinal du pape Léon XIV sur l’intelligence artificielle, sans s’avancer sur les critiques implicites du document à la politique américaine.
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Interrogé par NBC News, JD Vance a déclaré n’avoir encore lu que des « extraits » et des résumés de l’encyclique publiée lundi : « ce que j’en ai lu m’a paru très profond et exactement le genre de chose qu’on est en droit d’attendre et d’espérer d’un chef de l’Église ».
« Je pense que nous avons vraiment besoin d’un guide moral pour réfléchir à ces questions, et c’est exactement ce pour quoi l’Église est la mieux placée », a-t-il ajouté, estimant que si l’humanité traversait « avec succès » l’ère de l’IA, ce serait « en grande partie » grâce au « leadership moral » du pape et de l’Église.
Cette bienveillance mesurée tranche avec les passes d’armes récentes entre l’administration Trump et le Vatican. Le vice-président avait notamment conseillé à Léon XIV, premier pape américain, d’être « très prudent » après ses déclarations sur la guerre contre l’Iran, estimant qu’il « vaudrait mieux que le Vatican s’en tienne aux questions de morale ».
Dans son texte inédit, Léon XIV appelle notamment à dépasser le concept de « guerre juste » invoqué notamment par l’administration américaine de Donald Trump et dénonce la délégation de décisions létales à la technologie.
« De nouvelles technologies apparaissent dans la guerre, il faut donc mettre à jour la doctrine de la guerre juste », a reconnu JD Vance dans cet entretien téléphonique, sans se prononcer sur la réponse.
La question de l’emploi de l’IA dans les armes autonomes est un des éléments au cœur du conflit entre le Pentagone et la société Anthropic, un des champions américains du secteur à l’origine des modèles Claude.
Intitulée « Magnifica Humanitas » (Humanité magnifique), le texte de 130 pages du pape juge nécessaire de « désarmer » l’IA pour « l’empêcher de dominer l’humain ». Il appelle à encadrer et réguler cette technologie, ce que l’administration Trump se refuse pour l’heure à faire.
Proche des milieux de la tech américaine, depuis qu’il a débuté dans le capital-risque sous l’égide du milliardaire Peter Thiel, un cofondateur de Palantir, JD Vance compte Elon Musk parmi ses soutiens les plus en vue.