Jeux olympiques à Milan: Valérie Maltais remporte la première médaille canadienne en bronze
La patineuse québécoise grimpe sur la troisième marche du podium aux 3000 mètres en patinage de vitesse sur longue piste

François-David Rouleau
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MILAN | La première médaille canadienne est empochée à Milan. Et c’est la patineuse québécoise Valérie Maltais qui l’a décrochée en patinage de vitesse longue piste sur 3000 mètres.
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À sa cinquième présence aux Jeux olympiques, la Saguenéenne de 35 ans a remporté sa première breloque dans une épreuve individuelle. Une massive pièce en bronze.
Tout sourire après l’épreuve éreintante, celle qui comptait une médaille d’argent au relais 3000 mètres en courte piste à Sotchi en 2014 et une autre d’or à la poursuite par équipe en longue piste à Pékin en 2022, peinait encore à croire à ce qui venait de se produire.
«C’est difficile encore de dire qu’elle en est la saveur pour le moment, a-t-il lâché en point de presse une heure après la compétition. Je pense que je vais la savourer en pensant à tout le processus mis en place derrière, à ce que j’ai appris comme personne et athlète. Je vais laisser un peu de temps pour le réaliser complètement. Ça fera en sorte que je vais l’apprécier encore plus.»

Meilleure performance
À son avis et celui de son entraineur Muncef Ouardi, Maltais a livré l’une de ses meilleures performances en carrière. Si l’on se fie à son chrono à l’anneau de glace olympique, elle a bouclé les 3000 mètres en 3 :56,93.
Patinant aux côtés de l’Italienne et médaillée d’argent à Pékin en 2022, Francesca Lollobrigida, elle a tenu le rythme essoufflant imposé par sa rivale dans la huitième vague.
En mettant la pédale au plancher dans le dernier tour, Lollobrigida a arrêté le chrono à 3 :54.28 pour réaliser un nouveau record olympique. Maltais a terminé à 2,65 secondes derrière.

«Francesca a vraiment bien patiné. À la fin, elle m’a challengée dans ma course. Mon plan, c’était de faire ma course dans ma course, a-t-elle expliqué en reprenant un terme bien connu utilisé par l’entraineur-chef du Canadien, Martin St-Louis. Ça m’a permis de bien exécuter jusqu’à la toute fin. »
«Val a effectué une course incroyable. On était surpris par la cadence de l’Italienne à la fin. Mais elle a bien fait en restant calme et en continuant à pousser», a relaté Ouardi.

«J’ai terminé ma course même si je la voyais loin devant moi, a raconté Maltais. Il fallait que je pousse jusqu’à la fin en gardant ma position, parce que ça se joue au centième de seconde.»
Serré jusqu’à la fin
En effet, Maltais a bien fait et elle a mis de la pression sur les dernières concurrentes en piste.
La Norvégienne Ragne Wiklund l’a devancée de 39 centièmes dans la vague suivante pour s’emparer provisoirement du second rang.
Mais alors qu’on s’attendait à ce que la reine de la discipline et championne du monde en titre, Joy Beune, patine comme le vent, celle-ci a manqué d’énergie en fin d’épreuve dans la dernière vague sur l’anneau. La Néerlandaise a arrêté le chrono à plus d’une seconde de la Québécoise.
Et à ses côtés, la Canadienne Isabelle Weidemann, médaillée de bronze à Pékin sur cette distance, a réalisé le cinquième temps.
Maltais vivait ainsi un rêve en voyant finalement son nom au troisième rang après une attente de plusieurs minutes qui a ressemblé à une éternité.
«Je ne voyais pas très bien au tableau, car les lettres étaient bien trop petites, a-t-elle blagué. Mais quand j’ai vu la troisième place, j’ai perdu la carte un peu.»
