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Vainqueur à Vancouver, un coureur québécois en bonne posture pour se qualifier pour les Jeux de Paris

Thomas Fafard après avoir remporté l’épreuve du 3000 m à Vancouver, samedi dernier.
Thomas Fafard après avoir remporté l’épreuve du 3000 m à Vancouver, samedi dernier. photo fournie par félix-antoine lapointe
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-06-17T21:05:42Z

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Le coureur Thomas Fafard a fait un pas de plus dans sa sélection pour les Jeux olympiques de Paris en remportant le Harry Jerome disputé samedi soir à Vancouver.

Profitant du travail de Charles Philibert-Thiboutot qui a donné le ton pour les 1500 premiers mètres, Fafard a franchi le 3000 m en 7 min 41 s 20 pour établir un record québécois, mais surtout il a amassé 70 précieux points dans sa course pour terminer dans le top 42 du classement mondial.

À moins de deux semaines de la fermeture de la fenêtre de qualifications pour Paris le 30 juin, le coureur natif de Repentigny pointe maintenant en 39e place au 5000 m selon les calculs de son entraîneur Félix-Antoine Lapointe, mais rien n’est encore gagné. Il occupait le 48e rang avant la course de Vancouver. Les trois meilleurs résultats sont retenus dans le calcul et tu peux inclure une performance au 3000 m.

«Compte tenu d’où j’étais l’an dernier, c’est complètement malade d’avoir une chance de me classer pour les Jeux, a-t-il résumé. Maintenant que je suis tellement près, je veux y aller. Avec les championnats nationaux un peu partout dans le monde à venir, je ne vais pas bien dormir dans les prochains jours. Il faut que je ne me soucie pas trop du classement, que je m'entraîne et que j’évite de manger du gâteau.»

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Un lièvre de luxe

Dans un monde idéal, Fafard aurait retranché une seconde à son temps, mais il disait mission accomplie. «Un chrono inférieur à 7 min 40 s aurait été optimal, mais je suis très satisfait de mon temps. Il fallait m’assurer de ne pas trop risquer et de manquer de jus à la fin. Je suis en meilleure position que j’étais. Charles n’était pas obligé et c’est remarquable ce qu’il a fait pour moi. Charles a fait tout un travail. Je n’avais qu’à lui regarder le dos sans me poser de questions.»

Ironiquement, Fafard a profité du travail de son chum pour battre son record du Québec. «Ça ne me dérange pas du tout, le record provincial, si ça signifie d’avoir un autre coéquipier aux Jeux, a mentionné Philibert-Thiboutot. C’était une opportunité incroyable.»

Essais olympiques à Montréal

De retour à la maison, Fafard va se préparer pour les Essais olympiques qui se dérouleront du 26 au 30 juin au Complexe sportif Claude-Robillard. «Parce que ma course aura lieu le 27, j’aurai la chance de connaître le plus récent classement mondial, qui sera publié le 26. Je saurai à ce moment-là si je dois viser le standard olympique ou effectuer une course stratégique.»

Auteur de son meilleur temps en carrière en Belgique le 25 mai, Fafard n’avait raté le standard de 13 min 05 s 00 que par 0 s 07. «Si je suis agressif, c’est réaliste de croire en mes chances de réussir le standard. Si je dois viser le standard parce que je suis exclu du top 42 d’ici là, Charles et Jean-Simon (Desgagnés) vont me servir de lièvre. Jean-Simon va courir le 3000 m steeple 90 minutes avant ma course alors que Charles sera en action au 1500 m le lendemain.»

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