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Northvolt reprend ses travaux en Montérégie

Agence QMI

2024-01-26T17:32:12Z
2024-01-26T17:59:42Z

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Après plusieurs reports de l’audience, la demande d’injonction visant à empêcher les travaux sur le site de la future usine de batteries Northvolt en Montérégie a finalement été rejetée par la Cour supérieure du Québec vendredi. 

Le Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE) – qui est à l’origine de la demande d’injonction avec trois citoyennes – n’aurait pas «réussi à faire valoir des arguments sérieux permettant de douter, à première vue, de la validité de l’autorisation ministérielle et du permis municipal», a tranché le juge David Collier dans une décision de 13 pages. 

Selon l’organisme, le fait que «la destruction de milieux humides au même endroit a été refusée dans le cadre d’un projet antérieur», il devait en être de même cette fois-ci. 

Le tribunal a cependant jugé que la décision de la municipalité de Saint-Basile-le-Grand de délivrer un permis d’abattage d’arbres n’était pas déraisonnable. 

Les travaux repris dès vendredi 

Après avoir pris connaissance du jugement, Northvolt a décidé de poursuivre dès vendredi ses travaux préparatoires qui avaient été suspendus en attendant l’audience. 

L’entreprise suédoise a indiqué avoir pris «acte de la décision de la Cour supérieure qui confirme la validité des permis obtenus par les autorités réglementaires». 

«Il importe de rappeler que pour aller de l’avant, Northvolt a dû faire la démonstration rigoureuse et sérieuse auprès des experts du MELCCFP et de la Ville de Saint-Basile-le-Grand que notre projet respectait la réglementation environnementale en vigueur», a souligné la compagnie dans un communiqué. 

Northvolt compte abattre 8730 arbres vivants et retirer 5365 arbres morts sur le terrain de sa future usine à Saint-Basile-le-Grand. 

Elle s’est toutefois engagée «à créer ou à restaurer elle-même des milieux humides, et à planter 24 000 arbres, en grande majorité sur son site, pour compenser la coupe», d’après le jugement. 

Pas leur dernier mot 

Le CQDE a aussi rapidement réagi à la décision et s’est dit «inquiet» de l’impact de la reprise des travaux. 

«Une vive inquiétude demeure. À moins que l’entreprise et le gouvernement ne prennent conscience de l’importance au Québec de la participation du public dans l’étude des grands projets industriels portant atteinte à l’environnement et décident de faire passer ce projet par le BAPE, tout porte à croire que la destruction de milieux naturels sensibles se poursuivra très rapidement», a affirmé Marc Bishai, avocat au CQDE. 

L’organisation a assuré qu’elle compte continuer ses démarches. 

«L’organisme prendra le temps d’analyser le jugement avec ses avocates chez Lapointe Légal pour confirmer s’ils vont débattre, le plus rapidement possible, de la demande d’injonction interlocutoire pour demander une nouvelle suspension des travaux, le temps de faire la lumière sur ce projet», a-t-il été indiqué. 

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