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US Open: Leylah Fernandez sans pitié pour son amie et compatriote, mais...

C’est la Fernandez des beaux jours qui a fait son entrée en scène à New York, dimanche

Photo IMAGN IMAGES via Reuters Connect
Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2025-08-24T18:05:25Z

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FLUSHING, New York | Leylah Fernandez a paru sans pitié sur le terrain, dimanche, à New York. Elle l’avait promis. Ce match contre Rebecca Marino, qui est non seulement une compatriote, mais aussi une amie, serait une journée normale au boulot, ce qui impliquait que Leylah allait afficher sa volonté de vaincre habituelle.

Mais c’était une chose de le dire et une autre de le faire. On le comprend quand, d’emblée, la Québécoise s’est réjouie de sa préparation «mentale» et «émotionnelle» au terme de cette victoire de 6-2 et 6-1, remportée en 1h08 au premier tour de l’US Open.

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«C’est exactement ça», a répondu la joueuse de 22 ans quand on lui a demandé si Marino, de 12 ans son aînée, avait besoin de ces points, de cette bourse – une victoire au premier tour à New York rapporte 213 000 $ à la gagnante –, elle qui pointe au 119e rang mondial et qui dispute moins souvent des tournois d’envergure que Fernandez.

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«On a des chemins différents, mais au fond, on veut exactement la même chose, a poursuivi Leylah. On veut aller à la prochaine ronde. Quand j’affronte une autre Canadienne, ou une fille que je considère comme une amie, je suis toujours un peu triste qu’une seule puisse passer au tour suivant.»

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Ses prières n’ont pas été entendues

Mais, physiquement et tactiquement aussi, Fernandez était prête pour ce duel. Elle se méfiait de cette femme qu’elle connaît depuis longtemps, avec qui elle a remporté la coupe Billie Jean King il y a deux ans.

Photo Getty Images via AFP
Photo Getty Images via AFP

Sur papier, c’était le premier tour le plus facile auquel Leylah, 31e tête de série, a eu droit à New York depuis qu’elle a disputé la finale dans le plus grand stade de tennis au monde, en 2021. Dans les trois dernières années, elle n’a atteint le deuxième tour qu’une fois: en 2022.

Dans les faits, toutefois, elle redoutait cette rivale puissante, qui venait de remporter trois matchs serrés en qualifications.

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«Oh que non!» a répondu du tac au tac la Lavalloise d’origine quand elle a été interrogée pour savoir si, dans un sens, elle était contente de jouer contre une qualifiée.

«Quand j’ai vu le tirage, puis que j’ai vu qu’elle se qualifiait, je priais pour ne pas tomber sur elle. Mais les dieux du tennis n’ont pas été pour moi», s’est-elle moquée.

Getty Images via AFP
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«Go... Canada!»

Sauf que sur le terrain, dimanche, ils semblaient loin derrière, ces entraînements relevés entre les deux joueuses et cette défaite de Fernandez en 2022, au Mexique.

En mission dans le charmant stade 17, entre les «go Leylah!», nombreux, les quelques «go Rebecca!» et un «go... Canada!», la petite Leylah visait les lignes pour retourner les puissantes frappes de sa grande adversaire et courait toutes les balles pour les rapporter de l’autre côté du terrain.

Le stratagème a payé, forçant Marino à regarder passer le retour, l’air un peu dépité, ou à commettre l’erreur. Mais le match a souvent été plus serré que ne le laisse croire le pointage sévère: Fernandez ne serait pas Fernandez si elle ne gagnait pas à la sueur de son front, qu’elle a d’ailleurs souvent dû aller essuyer sous le chaud soleil de midi.

La Québécoise a dû fermer la porte à la Britanno-Colombienne en première manche, l’ancienne 38e mondiale ayant eu l’occasion de ramener le pointage à 4-3 après avoir été menée 4-0.

Photo Getty Images via AFP
Photo Getty Images via AFP

Quand ce fut chose faite, elle n’a plus regardé derrière. Et, après la rencontre, Leylah semblait sincèrement heureuse de sa performance. Mentale, émotionnelle, physique et tactique. La voici au deuxième tour de l’US Open pour la première fois en trois ans, en attente de la gagnante du duel opposant la Française Elsa Jacquemot, 91e mondiale, à la Tchèque Marie Bouzkova, 44e.

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