Une victoire qui fait chaud au cœur pour un receveur des Carabins, qui rebondit de belle façon après une erreur coûteuse l'an dernier à la Coupe Dunsmore


Richard Boutin
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L’euphorie régnait dans le camp des Carabins de l’Université de Montréal après la victoire à la Coupe Dunsmore. Même s’il affichait un calme olympien en entrevue, Carl Chabot était un joueur comblé après la conclusion en faveur des Bleus.
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Au cœur de la séquence qui a mené au rouge sur le dernier jeu du match pour procurer un gain de 25-24 au Rouge et Or de l’Université Laval, le vétéran demi inséré des Bleus, qui agissait comme retourneur, n’avait pas été en mesure de sortir le ballon de la zone des buts sur la tentative de placement ratée pour amener les deux équipes en prolongation.
«Personnellement, c’était important de limiter les erreurs, a-t-il confié. J’ai bien joué et tout donné. C’est une leçon pour les plus jeunes qui ont regardé le match. Peu importe quand tu fais une erreur, tu peux rebondir. L’important est comment tu réponds dans l’adversité. Il y a beaucoup de choses à apprendre dans une telle expérience.»
Chabot a rebondi de belle façon. Ses 11 réceptions, pour 94 verges, ont été des sommets parmi les deux équipes.
Vétéran du groupe des receveurs, Chabot sent-il une pression additionnelle, celle de devoir en faire davantage compte tenu de l’absence de l’ailier espacé Hassane Dosso, qui s’est fracturé une jambe lors du dernier match de la saison régulière face aux Stingers de Concordia?
«Son absence n’ajoute pas de pression, a-t-il assuré. Hassane est un excellent joueur, mais les autres receveurs sont capables de faire du très bon boulot.»
«Personne n'a paniqué»
Habitués de dominer depuis le début de la saison, les Carabins ont-ils senti la soupe chaude à la demie, alors qu’ils menaient seulement par six points? «J’ai adoré l’atmosphère sur les lignes de côté, alors que personne n’a paniqué, a raconté l’entraîneur-chef, Marco Iadeluca. Les gars avaient confiance en eux et en leurs coéquipiers.»
«On perdait 13-0 à McGill en saison et c’est la meilleure chose qui nous soit arrivée, poursuit Iadeluca. Ce n’est pas parfait, une saison, et c’est bon de rencontrer de l’adversité. Nous avons dominé 36-1 par la suite.»
Foule bruyante
Pour Iadeluca, il ne fait aucun doute que l’avantage du terrain a pesé lourd dans l’issue du match. «C’était 100% à notre avantage, a-t-il affirmé. Parce que le groupe actuel du Rouge et Or a connu peu de succès à Montréal depuis le retour de la pandémie, c’était gros pour nous de jouer la Coupe Dunsmore à la maison. Au lieu d’avoir 18 000 personnes contre nous, nous en avions 5000 en notre faveur.»
Principalement en deuxième demie, le Rouge et Or a écopé de plusieurs punitions de procédure et d'autres pour avoir pris trop de temps à remettre le ballon en jeu.
«On avait bien géré la situation lors du dernier match à Montréal, mais ce fut plus difficile cette fois-ci», a reconnu l’entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin.
Finalement, le Rouge et Or a écopé de 15 punitions, pour des pertes de 101 verges, par rapport à six pour 70 verges du côté des Carabins.