Le député conservateur Alain Rayes continue à croire que Jean Charest pourra devenir le prochain chef du Parti conservateur du Canada, samedi, malgré l’avance que semble détenir Pierre Poilievre.
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«Oui, on y croit, sinon on n’y travaillerait pas» a affirmé Alain Rayes, député conservateur et président de la campagne de Jean Charest, au micro de Philippe Vincent Foisy sur les ondes de QUB, mercredi.
«On sait que ça a été un dur travail, c’est une grosse cote qu’on avait à remonter, c’est quasiment l’Everest», a-t-il illustré.
Moins présent sur les réseaux sociaux que son adversaire Pierre Poilievre, M. Charest n’a pas pour autant lâché la compétition. «Pierre Poilivere a joué le jeu des grands rassemblements; nous, on a travaillé sur le terrain avec les outils technologiques que l’on avait en présence pour essayer d’être le plus efficace possible. On a ciblé nos interventions un peu partout au pays», a expliqué M.Rayes.
«On est parti à 0 sur les réseaux sociaux. Ça faisait 10 ans qu’on n’était pas dans l’arène politique», a-t-il ajouté.
Quel que ce soit le gagnant samedi, le défi sera de travailler l’unité de l’organisation en vue de la prochaine élection selon M. Rayes.
Si les conservateurs souhaitent gagner, il faudra mettre de côté les vieilles rancœurs et «démontrer qui peut gouverner pour l’ensemble des Canadiens et non pas pour un petit groupe».
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Le scénario d’une victoire de M. Poilievre n’est même pas envisageable pour le député conservateur, qui ne s’est pas prononcé à propos de sa situation si M. Poilievre était élu. Selon M. Rayes, le discours du présumé meneur de la course, notamment sur l’américanisation du parti, ferait en sorte que de nombreux conservateurs ne le suivraient pas.
«Je me suis fait traiter de tous les noms, a rapporté M.Rayes, je suis un fier progressif conservateur. Si le chef du parti, quel qu’il soit, je ne reconnais pas ces gens-là, il aura fait le choix de m’exclure à ce moment-là.»
M. Rayes reste convaincu que Jean Charest gagnera.
