«Des fois tu as besoin d’une claque dans la face»: une victoire et les sourires sont revenus

Dave Lévesque
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Le Canadien est peut-être en train de remonter la pente et l’effet est palpable sur le moral des troupes.
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Après une séquence de six revers consécutifs, l’équipe a remporté deux de ses trois matchs la semaine dernière, et les sourires sont revenus dans le vestiaire.
«C’est une équipe qui est proche. Ce sont des frères, et des frères, ça s’aide mentalement, a souligné Martin St-Louis dans son point de presse matinal. Ça fait partie d’une culture qu’on bâtit.
«C’est une année de transition où on passe du développement à apprendre à gagner, et il va y avoir des moments difficiles. C’est un stade très important quand tu rebâtis, parce que si tu ne le fais pas, tu vas rebâtir pour longtemps.»
Claque au visage
David Savard a vu neiger, et il faudra plus que six défaites de suite pour l’ébranler, mais il reconnaît que la vilaine séquence que l’équipe a traversée dans les deux dernières semaines a permis de remettre certaines choses en place.
«Des fois tu as besoin d’une claque dans la face pour régler les problèmes, a affirmé David Savard. On joue mieux défensivement, on travaille mieux, on revient un peu plus forts, on referme mieux les espaces, on reste un peu moins de temps en zone défensive, et ça nous aide à mieux jouer offensivement, à passer plus de temps en zone offensive.»
Jake Evans était de ceux qui en avaient assez de perdre au pire de cette série malheureuse. Il estime qu’il valait mieux la traverser tôt dans la saison.
«Tout au long de la saison, il y a des léthargies. Il vaut mieux que ça arrive tôt et qu’on identifie les problèmes. Je crois que nous avons beaucoup appris sur nous-mêmes pendant cette période et j’espère qu’on pourra progresser après ça.»
Équilibre
Martin St-Louis a donc rappelé que cette équipe est en train d’apprendre à gagner. Dans les dernières semaines, il a aussi mentionné qu’il était normal que l’attaque peine, parce que l’accent était mis sur le jeu défensif. Il cherche maintenant à trouver l’équilibre.
«L’équilibre est bon, mais tout part de comment on joue défensivement. C’est plus facile d’aller chercher l’équilibre de l’autre côté que si tout est ouvert.»
Pour lui, c’est d’abord une question d’attitude par rapport aux missions défensives.
«Jouer défensif, ce n’est pas le fun, mais c’est l’attitude que tu amènes et c’est un effet domino pour avoir du succès. On s’est beaucoup améliorés défensivement et ce n’est pas parce qu’on a inventé quelque chose, c’est parce qu’on a géré l’attitude des gars.»
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Relaxe, Slaf
Samedi, même si le Canadien l’a emporté 5 à 1 contre les Blue Jackets, Juraj Slafkovsky a réchauffé le banc en fin de deuxième période et au début de la troisième. Martin St-Louis assure que sa décision ne visait pas le joueur personnellement, mais plutôt son jeu.
«J’aurais fait la même chose avec un autre joueur qui est au même stade de son cheminement en ce moment. Tu apprends à gérer les jeunes. Ce n’est pas comme si un jeu arrive et qu’il te donne un livre qui dit voici comment me gérer.»
Dans la foulée de cette rencontre, Nick Suzuki et Cole Caufield, avec qui il a beaucoup joué depuis un an, se sont assurés de lui parler et d’apaiser les choses.
«Des fois, tu as besoin d’avoir une conversation avec un gars. Slaf a une longue carrière devant lui. Il va avoir des hauts et des bas, et ça fait partie d’une saison, a commenté David Savard. Il doit garder sa concentration au bon endroit. Et le fait qu’ils soient intervenus, c’est excellent, ça montre à quel point ils veulent gagner et ils prennent soin des gars.»