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Une solution pour éviter le départ des joueurs vers la NCAA? «J’y pense à tous les jours»

Photo Stevens LeBlanc
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2026-05-10T15:30:00Z

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Il n’y a pas une seule journée au cours de laquelle Mario Cecchini n’espère pas trouver l’idée miracle, révolutionnaire, qui permettrait d’éviter aux joueurs de la LHJMQ de quitter la ligue pour la NCAA.

Pour l’instant, ni lui, ni aucun autre des commissaires de la LCH d’ailleurs, n’en a trouvé. En fait, cette recette miracle n’existe probablement pas.

Le départ de Charlie Morrison, qui a décidé de quitter les Remparts de Québec pour rejoindre l’Université du Connecticut dans la NCAA, a ramené à l’avant-plan l’épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête de toutes les formations de la LCH, sans exception ni discrimination. On aurait pu croire que les gros marchés comme Québec seraient quelque peu épargnés, d’autant plus que les Remparts entreront dans leur période de pointe la saison prochaine et qu’ils espèrent accueillir le tournoi de la Coupe Memorial en 2028.

Mais, non. Dans un monde de possibilités, les joueurs prennent les décisions qu’ils estiment être les meilleures pour leur développement personnel.

Que faire ?

Un peu échaudé par le départ de son défenseur d’élite, Simon Gagné avait mentionné après coup : « Il va falloir faire de quoi ».

Cecchini en est parfaitement conscient. Il s’agit d’ailleurs d’un sujet récurrent lors des différentes rencontres des directeurs généraux.

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Mais il n’existe pas de réponse unique qui réglerait tout.

« D’abord, c’est une réponse plate, mais on doit continuer de faire valoir notre ligue. On n’aura jamais 20 M$ de bourses pour les joueurs. »

Certaines pistes de solution commencent à émerger. La LHJMQ pourrait-elle à nouveau bonifier son offre de bourses scolaires, qui ont déjà augmenté de 20 % sous Cecchini ?

Le commissaire croit d’ailleurs que son idée controversée d’inciter des jeunes à s’associer à des compagnies locales peut, en partie, aider à compenser les offres monétaires américaines qu’ils ne peuvent égaler.

Des équipes ont d’ailleurs utilisé cette stratégie, cette saison.

« Ce ne sera jamais l’essence de ce qu’on fait, mais ça peut faire partie de l’arsenal », ajoute le commissaire.

Un maximum d’Américains par équipe ?

Il n’y a pas que du mauvais dans ce changement de règlements. Plusieurs joueurs américains, et même canadiens, qui auraient en temps normal suivi le parcours typique d’un joueur désirant intégrer la NCAA, ont décidé de faire le saut dans la LHJMQ cette saison. Les Wildcats de Moncton en ont aligné plusieurs, dont de très bons, ce qui leur a permis d’atteindre la finale de la LHJMQ pour une deuxième année consécutive.

Plusieurs hommes de hockey estiment que le calibre de jeu de la LHJMQ en a profité. Mais d’autres déplorent qu’il s’agisse d’un nouveau système qui favorisera les gros marchés, comme Moncton.

Pour l’instant, Mario Cecchini ne voit pas le besoin d’agir par le biais, par exemple, d’un règlement limitant le nombre de joueurs américains par équipe.

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« Pour commencer, on voulait avoir cet influx de talent dans notre ligue, en ne sachant pas combien de joueurs vont potentiellement nous quitter avant le temps. Pour le moment, on laisse la poussière retomber et on ne voit pas le besoin de changement. Ce n’est que la première année de ce règlement. Quand tu élèves le calibre de jeu, ça profite à tout le monde. »

Négociations avec la USHL : au neutre

D’ailleurs, les négociations avec la USHL et USA Hockey, pour le renouvellement de l’entente de transfert, sont au point mort depuis quelques mois.

Rappelons que l’idée d’une fusion entre les deux circuits avait été discutée en présence des bonzes de la LNH, avant d’être écartée à court terme.

Les parties auront jusqu’au 30 juin pour s’entendre, sans quoi il n’existera plus d’entente entre les deux ligues, ce qui pourrait causer à nouveau toutes sortes de chamboulements.

Cecchini a confiance que la situation se réglera. Du moins, il l’espère, puisque trouver un terrain d’entente est essentiel à son projet d’expansion en sol américain.

« Si on négocie, c’est parce que les deux parties voient du bien à ce qu’il y ait un certain ordre et pas que du chaos », mentionne le commissaire.

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