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Une sélection qui a transformé sa vie

PHOTO FOURNIE PAR DEBBIE BARKER (WORLD BASEBALL SOFTBALL CONFEDERATION)
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2025-07-20T04:00:00Z

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La sélection de Mathieu Roy au sein de l’équipe canadienne U-19 en 2005 a complètement transformé la vie du jeune homme, qui a entrepris un virage à 180 degrés.

Sélectionné pour le champion mondial, Roy est revenu transformé de l’Île-du-Prince-Édouard. «Ce fut un game changer, a-t-il résumé. J’étais âgé de 16 ans et je consommais de la drogue. J’ai complètement changé mes habitudes de vie. J’ai arrêté de consommer et j’ai pris soin de mon corps. Ce n’est pas une décision que j’ai prise parce que je rêvais de gravir les échelons. J’ai vécu ma première expérience semi-professionnelle seulement en 2009.»

Roy reconnaît l’importance qu’a eue son sport dans sa vie. «Je dois beaucoup au softball, a-t-il exprimé. Mon travail de kinésiologue, je ne suis pas certain que je l’aurais aujourd’hui, n’eût été ce changement important en 2005. Je suis mon propre préparateur physique et j’ai mon gymnase à la maison.»

«Quand je vais dans les écoles pour donner des conférences, je parle toujours que mon année de cinquième secondaire a été un point tournant, poursuit Roy, qui a frappé ses premières balles à l’âge d’un an et demi. Mes problèmes de consommation représentent une grosse partie de mes présentations.»

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Son père, Jean, qui pratique la balle rapide depuis plus de 50 ans, estime lui aussi que 2005 a été une année déterminante dans le cheminement de son aîné. «Avant 2005, il n’était pas sérieux, a souligné le paternel. Il s’est mis au boulot par la suite. Sa passion et son travail lui ont permis de gravir les échelons. Il se garde en forme à l’année longue. Ce fut spécial de vivre la fin de son aventure avec l’équipe nationale, toute la famille ensemble.»

Des fleurs pour Patrick Scalabrini

Profitant d’un stage comme préparateur physique avec le programme sport-études des Canonniers de Québec en 2010, Roy est toujours en poste. Il peut ainsi se servir des installations intérieures et s’entraîner à l’année.

«Ce fut tout un changement de pouvoir m’entraîner 12 mois par année, a-t-il expliqué. Je m’entraîne dans les meilleures installations au Canada. Patrick Scalabrini [gérant des Capitales de Québec] m’a beaucoup aidé à gagner de la puissance. J’ai développé une formule gagnante.»

Parce qu’il a donné des cliniques et côtoie les plus beaux espoirs, Roy croit-il qu’on verra un autre Québécois à moyen terme au sein de l’équipe nationale? «Je l’espère vraiment. Des gars comme Alex Baillargeon et Sharles Leclerc [deux lanceurs] ne sont pas loin. Il y a beaucoup de talent au Canada et il n’y a pas de garantie. Le Québec fait un très bon travail pour développer son élite.»

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