Une saison recrue du tonnerre: les frères de Lane Hutson l’avaient prédit


Jonathan Bernier
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En raison de la saison spectaculaire que connaît Lane Hutson, personne ne sera surpris le jour où son nom apparaîtra sur la liste des finalistes pour l’obtention du trophée Calder. Encore moins ses frères.
Quinn et Cole Hutson l’avaient même prédit à l’auteur de ces lignes, plus tôt cette saison, lors d’une visite du Journal à l’Université de Boston.
«C’est certain qu’il sera un des candidats pour le Calder. On en est persuadé depuis le premier jour de la saison», avait lancé Quinn Hutson, au début du mois de février.
«On savait tous qu’il était bon. Et là, le voilà rendu là-bas [dans la LNH] et on constate qu’il l’est pour vrai», a ajouté l’aîné de la famille.

Jay Pandolfo, entraîneur-chef des Terriers, ne sera pas non plus surpris par cette nomination. Il se doutait qu’il allait connaître rapidement du succès dans la LNH.
«Ceux qui ont passé deux ans avec lui s’y attendaient. Avec son intelligence, le fait de jouer avec de meilleurs joueurs allait assurément être bénéfique. C’est plus facile: les gars sont aux bons endroits.»
Voilà pourquoi il n’est pas tombé de sa chaise en voyant son ancien protégé récolter des points à la pelletée.
«On se doutait qu’il allait obtenir sa large part de points cette année, a soutenu l’ancien joueur des Devils. On se disait que sa récolte serait encore plus grande s’il obtenait du temps de jeu sur la première vague de l’attaque massive. Ce qu’il est parvenu à obtenir.»
Une source d’espoir
Quinn est deux ans plus vieux que Lane. Des quatre frères Hutson [Lars, le plus jeune, gravit encore les échelons du hockey mineur], il est le seul attaquant. «Une erreur de la nature», soutient Cole, le troisième membre de la fratrie, avec un sourire espiègle au visage.
À 23 ans, Quinn vient de terminer sa troisième saison avec les Terriers de l’Université de Boston, la même institution où a évolué Lane. Il a récolté 50 points en 36 matchs, ce qui n’est pas mauvais. Toutefois, ses perspectives d’avenir sont moins lumineuses que celles de ses deux jeunes frangins.

Tout comme Lane, Cole a été un choix de deuxième tour [des Capitals, en 2024]. Son gabarit est pratiquement identique à celui de Lane [5 pieds, 10 pouces et 172 livres].
Il a également suivi le même parcours. Il a disputé une première campagne à l’Université de Boston après deux hivers dans le programme de développement national américain. Il a récolté 46 points en 37 matchs. À sa première campagne dans la NCAA, Lane avait amassé 48 points en 39 matchs.
Par conséquent, les succès que connaît Lane chez le Canadien permettent à Cole d’espérer obtenir, un jour, le même genre de succès.
«Voir ce que Lane est en mesure de faire dans la LNH, malgré son gabarit, c’est pas mal cool. Lui et les autres petits défenseurs font évoluer le jeu et ça nous donne espoir de pouvoir, nous aussi, atteindre le prochain niveau.»
Penser autrement
Puisqu’ils ont des statures similaires, Cole est bien placé pour comprendre comment Lane peut parvenir à faire sa marque dans un sport où l’aspect physique a encore une certaine importance.

«Je crois que ça nous a aidés au fil du temps. Ça nous a forcés à élever notre niveau de compétition et notre hargne dans les batailles», a déclaré le défenseur de 18 ans.
«On a toujours dû penser le jeu autrement. Spécialement quand tu vas dans le coin avec des gars beaucoup plus costauds et deux fois notre grandeur, a-t-il poursuivi. Il faut être plus stratégique pour ne pas mourir. Il faut utiliser notre gabarit intelligemment en roulant avec les coups.»
Un aspect que maîtrise parfaitement Lane, qui ne se fait pratiquement jamais frapper.