La fébrilité était au rendez-vous, vendredi matin, quand les finissants de l’École secondaire des Pionniers, à Trois-Rivières, ont découvert leur école complètement transformée pour la remise des diplômes.
«Notre comité organisateur a travaillé très fort pour leur permettre de vivre une journée qu’ils vont se souvenir malgré tout», a lancé fièrement le directeur de l’école, Jonathan Bradley.
Le traditionnel bal des finissants a donc été réinventé pour suivre les directives de la Santé publique, officialisées il y a environ trois semaines.
En entrant dans l’école, les étudiants ont traversé un couloir arborant les photos de tous les finissants. Ces derniers ont d’ailleurs été accueillis par leurs professeurs avant de se diriger vers leurs stations attitrées. Chaque bulle-classe pouvait ensuite assister aux activités préparées pour eux, en rotation toutes les 30 minutes.
Remise de diplôme, prise de photo, piste de danse, dîner élégant: le comité a visé juste pour surprendre les élèves. La cohorte, pour la majorité, avait perdu espoir d’avoir une remise des diplômes durant l’année.
«Vraiment contente du résultat, parce que je ne m’attendais à rien», s’est exclamée une finissante.
«C’est exceptionnel qu’on ait [la cérémonie] cette année, surtout avec la situation qu’on vit de nos jours. Je crois qu’on est tous heureux de vivre ça aujourd’hui ensemble», a rétorqué un autre.
Et le comité avait gardé secrète une grande surprise aux élèves. Après le dîner, tous se sont dirigés vers l’extérieur, en toge et mortier, pour y découvrir leurs parents.
L’excitation se faisait également sentir auprès des adultes qui attendaient patiemment l’arrivée des nouveaux diplômés.
«Ils vont être surpris ! Ils vont être contents !», ont répondu les parents.
«On est vraiment fiers de lui. On est là et on l’attend avec enthousiasme !», ont témoigné d’autres parents.
Les diplômés ont traversé la haie d’honneur, avant de se rendre sur le terrain synthétique. Après un mot de fin d’année émouvant du directeur, le décompte s’est fait entendre.
«Cinq... Quatre... Trois... Deux... Un», ont-ils tous crié avant le traditionnel lancer du mortier.
Malgré la pandémie, tous ont finalement eu la chance de conclure leur passage au secondaire par cette belle journée inespérée.