Une récolte d’octobre cruciale pour le CH

Jean-Charles Lajoie
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Le Canadien conclut un mois d’octobre de génie. Il a collecté 16 points en signant huit victoires et trois défaites.
Le faire en disputant 11 matchs en seulement 21 jours, donc en jouant plus d’un match aux deux jours en moyenne.
Le faire en menant bataille sur les quatre fuseaux horaires différents que compte la Ligue nationale de hockey (LNH).
Le faire en disputant deux dos-à-dos en chemin, c’est vraiment un départ canon, irréprochable...
La perte de Kaiden Guhle est considérable et il n’y a nul doute que d’autres joueurs rejoindront l’infirmerie avec le rythme affolant imposé par la LNH en cette année où il y a une pause olympique en février.
Mais le CH vient, mine de rien, de traverser son segment de calendrier le plus ardu en termes de volume de matchs et de déplacements.
Novembre est à nos portes et les hommes de Martin St-Louis vont se la jouer tranquilles au niveau de l’horaire. Treize matchs en 29 jours, dont huit à domicile. Des déplacements d’un seul arrêt au New Jersey et à Columbus, un seul voyage plus ardu avec des arrêts en Utah, à Vegas et au Colorado pour conclure le mois, ces trois rencontres disputées en quatre soirs.
La qualité des adversaires du CH en novembre est supérieure à celle de ses opposants d’octobre. Mais dans le douillet confort de ses installations, avec ce qu’il faut de récupération entre les matchs, le Tricolore peut espérer poursuivre sur sa lancée même si le % de victoires de 0,727 sera très difficile à maintenir.
Si on regarde plus loin, décembre ne sera pas simple pour le CH. Quinze duels en 29 jours incluant 4 dos-à-dos, une cadence que les joueurs plus fragiles, moins résistants vont détester. Heureusement les sept rencontres à l’étranger seront toutes disputées sur la côte Est.
En janvier le CH va jouer 16 matchs en 31 jours dont trois dos-à-dos, mais seulement deux rencontres à l’heure centrale américaine, tout le reste à l’heure de l’Est.
Février sera une vraie pause et il y a même à souhaiter que Cole Caufield et
Nick Suzuki ne seront pas retenus par les décideurs canadiens et américains, afin qu’ils puissent se reposer ce qu’il faut avant de livrer 15 matchs en 29 jours dont quatre dos-à-dos en mars, huit des 15 duels sur la route, dont les trois premiers en Californie.
En avril le Canadien jouera huit matchs en 13 jours, dont quatre de suite à la maison et un seul dos-à-dos face aux puissants Devils.
Autrement dit, la récolte d’octobre était névralgique sur la route de l’objectif de participer aux séries éliminatoires pour une deuxième saison de suite.
Je ne m’en fais pas trop avec la qualité des adversaires du Canadien lors d’un mois donné, si celle-ci est basée sur les résultats de l’an dernier desdits adversaires.
Ça change tellement vite dans le circuit Bettman qu’un adversaire hautement prenable en 2024-2025 peut être un tout autre défi cette saison. Les Devils en sont un bel exemple.
Sur les 13 rencontres qui attendent le CH en novembre, seulement trois sont face à des rivaux de section, trois samedi soirs de rivalités contre Ottawa dans deux jours, puis Boston et Toronto les deux samedis suivants.
Quatre autres matchs sont face à des équipes de la section Métropolitaine, tandis que les six duels restants verront le Canadien contre des équipes de l’Association Ouest.
Huit des 13 prochains adversaires du CH ont joué en séries le printemps dernier, mais à ce compte-là le Canadien aussi et on se met rapidement d’accord que le Tricolore est nettement meilleur cette saison qu’il ne l’était il y a un an.
Considérant tout ce qui précède et en dépit d’une qualité d’adversaires relevée en novembre, je pense que Martin St-Louis peut espérer une récolte de sept victoires en 13 sorties, avec un point récolté suite à une défaite au-delà du temps réglementaire.
Les 15 points de classement récoltés porteront le total de l’équipe à 31 après 24 matchs, bon pour un rendement de 0,645 et les hauteurs du classement général maintenues entre le quatrième et le septième rang.
N’allez pas tenter de convaincre votre banquier avec cette litanie de chiffres. Il n’y a rien de scientifique ici, mais une analyse sobre et pondérée d’un mois à venir prometteur pour cette équipe qui nous fait rêver de plus en plus éveillés !