Une Québécoise au pays de Trump: «Plusieurs Américains ne l’aiment pas, mais ils aiment les idées républicaines»


Stéphane Cadorette
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LA NOUVELLE-ORLÉANS | Quand une Québécoise habite depuis 30 ans en Louisiane, terre du Super Bowl LIX, bon nombre d’amis et de connaissances au Québec ne peuvent faire autrement que de lui demander ce qu’elle pense des politiques du président Donald Trump.
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Le sujet devient vite glissant pour Annie Laroche, originaire de Québec, que Le Journal a rencontrée à La Nouvelle-Orléans pour un reportage traitant des 20 ans du passage de l’ouragan Katrina et du rôle qu’a joué le football dans la renaissance de la ville.
La jeune enseignante de 22 ans à l’époque est débarquée dans une Louisiane démocrate, en 1995. Aux élections présidentielles de 1996, Bill Clinton était réélu pour un autre mandat démocrate et c’est aussi ce parti qui avait eu la faveur en Louisiane.
Depuis, les républicains ont toujours eu le dessus dans cet État. En 2016, le vote républicain est sorti à 58,1%, un pourcentage qui a grimpé à 60,2% lors des dernières élections, en novembre.
Il s’agissait de la meilleure performance en Louisiane pour le parti depuis 1984, avec Ronald Reagan en tête.
«Les Québécois me demandent souvent comment je me sens par rapport à Donald Trump. Je ne peux pas parler pour les gens de la Californie ou de l’Ohio, mais en Louisiane, la vraie préoccupation des gens au quotidien, c’est d’avoir un emploi et de faire leur épicerie.
«C’est une réalité que plusieurs personnes de l’extérieur, qui n’ont pas vécu ici, ne comprennent pas. Ils recherchent une meilleure qualité de vie et au-delà de Trump, ils votent en se disant que le Parti républicain est leur meilleure option», explique Annie Laroche.

Une nuance importante
Pour celle-ci, il est important de faire une distinction. Appuyer les républicains n’équivaut pas forcément à soutenir aveuglément la méthode Trump.
«Plusieurs Américains ne l’aiment pas, mais ils aiment les idées républicaines», nuance-t-elle.
«Un président représente son pays. Et, personnellement, est-ce que je suis fière de sa représentation aux yeux du reste du monde? Non! Est-ce que je suis fière s’il va de l’avant avec les tarifs douaniers sur les produits canadiens? Non, parce que ça va nous faire mal et nous aussi, je pense. Soutenir les valeurs républicaines, ça ne veut pas dire de toujours soutenir Trump.»