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Une quarantaine d’experts québécois ont mis la main à la pâte sur le parcours du Royal Montréal, durant la Coupe des Présidents

Des surintendants de terrain ont repris l’équipement et la machinerie pour l’entretien du «Blue Course»

Photo FRANÇOIS-DAVID ROULEAU
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2024-09-30T19:00:00Z
2024-09-30T19:35:00Z

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Pour que le Royal Montréal reluise de toutes ses splendeurs partout sur le globe durant la Coupe des Présidents, plus d’une quarantaine d’experts des parcours de golf du Québec ont mis la main à la pâte. De l’aube à la fin de la soirée, ils se sont greffés aux quelque 50 employés du célèbre club de golf privé pour préparer et bichonner le «Blue Course».

«Ce n’est pas tous les jours qu’on reçoit un tournoi de cette envergure dans un endroit comme le Royal Montréal. On a vu ici des choses qu’on ne voit jamais!» s’est exclamé Christopher Bonnier, surintendant du Club de golf Atlantide, un complexe de 36 trous de L’Île-Perrot.

«Je voulais vivre l’évènement et y participer à ma manière. Ça arrive une fois dans une vie. Je devais saisir cette opportunité», a renchéri son collègue Francis Desrosiers, du Club de golf Val-Morin, dans les Laurentides.

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Parmi la quarantaine d’experts retenus par le patron s’occupant des opérations sur les 45 trous du Royal Montréal, Greg Greer, on trouvait des surintendants, des représentants d’entreprise fournissant des produits et de l’équipement pour les parcours et d’anciens acteurs de cette industrie.

Photo FRANÇOIS-DAVID ROULEAU
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Greer les a ajoutés à son armée d’employés en leur attribuant des tâches bien précises. «Ils devaient avoir une feuille de route adaptée à nos besoins, a-t-il d’abord exposé à la conclusion des opérations sur le parcours, dimanche matin, à quelques heures de la ronde finale.

«Je cherchais des gens qui avaient de l’expérience dans de grands tournois. En 2014, 2007, 2001 et 1997, on avait reçu la PGA ici, a rappelé celui qui est à l’emploi du Royal Montréal depuis les années 90. Je voulais aussi des gens capables de s’impliquer du matin au soir durant plus de sept jours et munis d’habiletés pour manœuvrer l’équipement.»

Photo FRANÇOIS-DAVID ROULEAU
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Il a donc fait appel à l’ensemble de ses collègues de travail dans la province, au Canada, mais aussi à l’international. Ils ont répondu en grand nombre. Si bien qu’à certains comptant des décennies d’expérience, il a dû confier des tâches parfois même trop simples pour leurs compétences!

«Dans ce tournoi intense, il faut s’occuper minutieusement des 18 trous. Tout doit être fait nickel et rapidement. Je devais avoir confiance en eux.»

Tâches différentes

En plus du gazon à tondre sur les tertres, les allées et les verts, les pros devaient aussi veiller à entretenir les fosses, à ramasser les débris et les déchets, à rouler les verts, à changer la position des coupes dans les grandes règles de l’art et à... «fluffer» l’herbe longue autour des verts. Une méthode stratégique et nécessaire qui évitait à l’herbe mesurant plus de cinq pouces de rester couchée pour qu’elle soit bien dressée.

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Photo AFP / GETTY IMAGES
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Les quarts de travail débutaient alors en pleine nuit et se terminaient tout juste après le lever du soleil.

«Tondre le gazon uniformément en faisant de belles lignes droites en maniant une tondeuse avec une lampe frontale à 4h du matin, ce n’est pas évident la première fois», a relaté avec humour Francis Desrosiers. Il a ainsi repassé sur son travail à son premier jour d’ouvrage le lundi matin, avant que les golfeurs ne s’y présentent en ronde d’entraînement.

En les remerciant de leur travail, Greer a noté leurs passions et leur dévouement à la cause. «Ils se sont amusés et ils ont pu goûter à l’évènement à leur façon.»

Photo AFP / GETTY IMAGES
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En immortalisant le groupe, les sourires étaient larges à travers la centaine de personnes. Nul doute qu’elles ont apprécié l’expérience en se retrouvant pour une rare occasion en pleine saison de golf au Québec.

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