Après une défaite sans équivoque, mercredi, face aux Allemandes à leur premier match de la Ligue des nations, les Canadiennes étaient méconnaissables 24 heures plus tard. Elles ont battu les Américaines pour la première fois en neuf ans et se sont offert un balayage pour ajouter à l’exploit.
Dès le début du match présenté devant une foule très enthousiaste, les Canadiennes ont donné le ton et ont démontré qu’elles voulaient faire oublier leur décevante prestation en lever de rideau.
Après des victoires de 25-22 lors des deux premières manches, on se dirigeait vers un 4e set, mais le Canada a effacé un retard de 22-24 pour se sauver avec une victoire de 30-28 pour compléter le balayage.
Avec son bras canon, Kiera Van Ryk s’est pointé au service et a obtenu trois points pour transformer la fin de la manche. L’attaquante a dominé le Canada avec 17 points. Avec deux attaques marquantes, la centrale Emily Maglio a fermé les livres pour semer l’hystérie parmi la foule d’un peu moins de 4000 personnes.
« C’est immense d’avoir battu les Américaines et de les avoir balayées, a exprimé la passeuse Brie Fransen au sujet de cette première victoire dans l’histoire de la Ligue des nations face à leurs voisines. L’avantage du terrain a été un facteur déterminant. On n’avait pas abandonné, mais la foule nous a donné l’énergie pour revenir de l’arrière. J’avais l’impression que l’aréna était plein tellement l’énergie était grande. J’ai vraiment hâte au match de samedi contre la France alors qu’il pourrait y avoir près de 10 000 personnes. »
La capitaine Maglio abondait dans le même sens. « En neuf ans avec l’équipe nationale, c’est la première fois qu’on bat les Américaines, a-t-elle mentionné. C’est de la pure joie. C’est très spécial de les battre à la maison pour remporter cette première victoire. Ça va être bon pour notre confiance pour les prochaines parties. »
Le jour et la nuit
Comme la très grande majorité de ses coéquipières, Fransen a connu une soirée difficile, mercredi, et le sélectionneur canadien avait utilisé ses deux passeuses pour tenter de donner du rythme à l’offensive qui peinait.
« Pour le premier match, les attentes étaient très élevées et cela a affecté notre jeu sans compter le stress et les papillons de briser la glace, a-t-elle expliqué. Contre les Américaines qui possèdent une excellente équipe, nous avons mieux joué, mais surtout avec l’esprit libre. »
Avec 13 points, dont quatre blocs, Maglio a elle aussi fait oublier une sortie ardue. « La défensive a fait un excellent travail et l’offensive a offert une performance qui fut le jour et la nuit comparativement au premier match. Nos passeuses ont accompli un excellent travail. »
« Le premier match a été difficile et nous étions nerveuses, d’ajouter Maglio. On s’est amélioré individuellement et collectivement. »
Après ce coup de balai face aux Américaines qui pointent au 6e rang mondial comparativement à la 12e place des Canadiennes, les protégées de Giovanni Guidetti obtiendront une journée de congé, vendredi, avant de croiser le fer avec la France, samedi à 16 h 30.
La première victoire de l’histoire de l’Ukraine
Lors du premier match de la journée, une page d’histoire avait été écrite. À sa première présence en Ligue des nations, l’Ukraine a causé toute une surprise en battant l’Allemagne en cinq manches. Après un cuisant revers face aux Américaines, mercredi, l’Ukraine signe ainsi la première victoire de son histoire.
Oleksandra Milenko a joué les héroïnes avec 22 points, dont quatre dans le set décisif qui s’est soldé par un score de 15-13.

