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Une première finale à la maison pour Portland

Agence QMI

2021-12-09T23:12:15Z

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Les Timbers en seront à une troisième finale de la Coupe MLS depuis qu’ils ont rejoint le circuit Garber en 2011. Le match décisif de samedi contre le New York City FC aura un cachet particulier, puisqu’il sera le premier disputé à Portland.

Les représentants de l’Oregon ne seront pas les négligés cette fois, eux qui ont même mis la main sur le championnat en 2015 sur la pelouse du Crew de Columbus. Cette fois, l’énergie des partisans réunis dans le petit Providence Park pourrait donner des ailes à la troupe de Giovanni Savarese.

«Je crois que lorsqu’une équipe joue à la maison, on dit qu’elle est tout de suite la favorite pour l’emporter. Nous ne pensons pas que nous sommes meilleurs qu’eux, mais nous allons faire tout ce que nous pouvons pour le prouver. Les gens peuvent bien dire que nous sommes les favoris parce que nous sommes à domicile, mais le football parlera de lui-même», a sagement indiqué l’entraîneur-chef aux membres des médias, mardi.

C’est à moitié une surprise de revoir les Timbers à ce stade-ci de la compétition. Portland est depuis longtemps l’une des meilleures formations de la Major League Soccer, mais a dû se débarrasser d’adversaires coriaces pour atteindre la finale.

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«C’est facile quand tout va bien, tout le monde sourit et est heureux. C’est quand ça va dans l’autre sens que vous voyez le vrai caractère d’un groupe, d’une famille, a ajouté Savarese. Ce groupe a très bien composé avec ça dans la première moitié de la saison, parce que nous avons vécu beaucoup de choses.»

Un adversaire inconnu

Des équipes de l’Association de l’Est, les Timbers n’en ont pas affrontées des tonnes dernièrement. Ils n’ont croisé que l’Union de Philadelphie sur leur route en mai, et l’expérience s’était plutôt mal déroulée alors qu’ils avaient été blanchis 3 à 0.

Savarese et ses hommes n’ont pas affronté le NYCFC en un an et demi, soit depuis les quarts de finale du tournoi «La MLS est de retour», que les Timbers avaient fini par remporter.

«Ça va demander un peu plus de travail ; nous allons regarder beaucoup de séquences pour nous familiariser avec eux. Les autres équipes, nous les connaissions, a expliqué le gardien Steve Clark. [...] Il faut comprendre leurs tendances. Ils sont une excellente équipe. C’est une formation qui peut te faire mal.»

«On va devoir les étudier davantage. New York a une bonne équipe, de bons joueurs et un bon système», a ajouté le défenseur Bill Tuiloma, qui devra notamment se méfier de Valentin Castellanos et de Maxi Moralez, samedi.

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Le New York City FC est arrivé à maturité

Le New York City FC n’a peut-être plus de David Villa, de Frank Lampard ou d’Andrea Pirlo dans son alignement, mais c’est sans ces gros noms que l’équipe a atteint cette année sa première finale de la Coupe MLS.

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Pour un club qui n’est en Major League Soccer que depuis sept ans, le NYCFC a déjà une riche histoire. Malgré son noyau jeune, on peut enfin dire que la formation de la Grosse Pomme a atteint la maturité en 2021.

«Nous avons eu beaucoup de succès en atteignant les éliminatoires six fois de suite. Nous n’avons pas bien composé avec la pression avant et nous commençons tout juste à le faire, a admis aux médias l’entraîneur-chef Ronny Deila après la finale de l’Est remportée devant l’Union de Philadelphie, dimanche. Je crois que l’apprentissage, pour tout le club, de gagner des matchs et de le faire lorsqu’il y a de la pression, c’est quelque chose qui s’apprend avec le temps.»

Est-ce que le groupe pourra conserver sa concentration jusqu’en finale, où ils affronteront les Timbers de Portland, un club bien plus expérimenté ?

«Ils ont été de cette finale auparavant, pas nous. Nous ferons notre possible pour avoir de l’énergie pour ce match et si nous laissons tout sur le terrain, nous pouvons battre n’importe qui», avait assuré le pilote norvégien.

Le moment de briller

De ce groupe à maturité, c’est l’attaque qui impressionne le plus. Si ce n’est pas le récipiendaire du Soulier d’or Valentin Castellanos qui marque, Jesus Medina et Ismael Tajouri-Shradi peuvent facilement secouer les cordages. À 34 ans, Maxi Moralez reste encore l’un des meilleurs passeurs du circuit.

Tous les joueurs devront conjuguer leurs efforts pour assurer la victoire de New York.

«J’ai dit aux gars d’en profiter, parce que c’est gros, avait mentionné Deila. Gagner aux États-Unis est difficile. Tout le monde a la même opportunité et il y a 28 équipes... c’est fou. Ce qu’on a fait jusqu’à maintenant est incroyable, et le plus grand rendez-vous est samedi.»

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