Une plus petite récolte qu'à Pyeongchang
La délégation canadienne a peu de chances de surpasser son record de 29 médailles

Jessica Lapinski
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Ce sont les Jeux de Pékin, mais aussi les Jeux de l’incertitude. Celle liée à la COVID-19, bien sûr, qui pourrait à tout moment gâcher quatre années de dur labeur pour un athlète qui présenterait un test positif. Mais l’incertitude se transpose aussi sur les pistes et dans les amphithéâtres qui accueilleront des athlètes du monde entier au cours des quatre prochaines semaines.
Des compétitions annulées en raison de la pandémie aux espoirs de médaille sévèrement blessés, les deux dernières années de préparation pour les Olympiques ont été laborieuses. Difficile, dans ce contexte, d’établir avec assurance qui seront les favoris canadiens parmi les 215 athlètes du pays qui sont en lice à Pékin.
Déjà que les Jeux olympiques n’ont jamais été une science exacte. C’est ce qui fait la beauté de l’événement : les héros surprises, les champions déchus, les athlètes qui livrent la performance de leur vie au moment rêvé.
Une chose semble tout de même certaine. À Pékin, le Canada ne dépassera pas son total historique de podiums d’il y a quatre ans. Selon les calculs du Journal, les représentants du Canada quitteront la Chine avec 26 médailles au cou. Ce sont trois de moins qu’en Corée du Sud.
Patinage artistique
Cette diminution est en partie attribuable aux espoirs en patinage artistique, moins nombreux qu’en 2018. En fait, le Canada risque de s’illustrer à deux endroits : sur la glace, évidemment, où les chances de médailles sont nombreuses en patinage de vitesse et au hockey, mais aussi à la montagne, particulièrement en ski acrobatique et en snowboard.
Le Journal a dressé la liste des 22 athlètes les plus susceptibles de grimper sur le podium en Chine. Dans cet exercice, plusieurs facteurs sont entrés en ligne de compte, dont leurs résultats récents, leur constance et leur expérience olympique. Et du lot, plusieurs pourraient remporter plus d’une médaille. C’est le cas en patinage de vitesse et en surf des neiges.
Des gloires du passé n’y figurent pas, ayant été blessées au cours des dernières saisons. Mais rien n’exclut qu’elles puissent ajouter un autre podium à leur palmarès. Après tout, dans le sport, peu de choses sont aussi belles qu’une médaille olympique qu’on n’espérait plus.

Nos meilleurs espoirs
Mikaël Kingsbury

Ski acrobatique | Bosses – hommes
Finale : Aujourd’hui à 7 h 40
On ne le surnomme pas « le roi des bosses » pour rien. Dans les quatre années qui ont suivi sa médaille d’or à Pyeongchang, le skieur de Deux-Montagnes a continué d’accumuler les podiums en Coupe du monde. Il en compte 101 à ce jour, et pourtant l’athlète de 29 ans se dit toujours aussi affamé. Déjà fort de six premières places sur le circuit cette saison, Kingsbury est à Pékin pour ajouter une troisième médaille olympique à sa feuille de route sans précédent.
L’équipe de hockey féminin

Hockey – femmes
Finale pour l’or : Mercredi 16 février à 23 h 10
Marie-Philip Poulin et ses coéquipières voudront venger « l’échec » de 2018, quand elles ont échappé l’or en fusillade face à leurs rivales de toujours, les Américaines. Dur d’imaginer le Canada, incontestée puissance mondiale, hors du podium : depuis les débuts du hockey féminin aux JO en 1998, les représentantes de l’unifolié n’ont jamais fait pire qu’une deuxième place.
Ivanie Blondin

Patinage de vitesse | Longue piste – femmes | 1500 m, 3000 m, 5000 m, départ groupé, poursuite par équipe
Finales : Aujourd’hui à 3 h 30, lundi 7 février à 3 h 30, jeudi 10 février à 7 h, mardi 15 février à 3 h 28 et samedi 19 février à 4 h
La patineuse d’Ottawa en sera à ses troisièmes Jeux. Malgré ses succès en Championnats du monde, elle demeure, à 31 ans, en quête d’une première médaille olympique. Ses plus grandes chances seront sans doute au départ groupé. Elle a remporté l’or dans cette discipline en Coupe du monde en décembre dernier. Blondin peut aussi aspirer au podium à la poursuite par équipe.
Laurent Dubreuil

Patinage de vitesse | Longue piste – hommes | 500 m et 1000 m
Finales : Samedi 12 février à 3 h 53 et vendredi 18 février 3 h 30
Huit médailles en huit épreuves de la Coupe du monde cette saison. À 29 ans, le patineur de Lévis affiche la meilleure forme de sa carrière, un fait d’armes qu’il attribue notamment à sa paternité. Ses résultats récents laissent présager qu’il pulvérisera les résultats obtenus à ses premiers Jeux, il y a quatre ans : une 18e place au 500 m, une 25e au 1000 m.